J’ai été invitée par Valoris, en début de semaine, à aller visiter deux écoles primaires de la Beauce. Privilège unique de voir de mes propres yeux ce qui se fait en matière d’entrepreneuriat dans cette magnifique région du Québec. Je n’ai pas été surprise de voir que la communauté scolaire est dévouée corps et âme à la noble cause de l’entrepreneuriat.
Ces deux écoles (École Roy/St-Louis et École Ste-Martine) ne font pas de l’ombre à la réputation bien établie de la Beauce, berceau des entrepreneurs. Bien au contraire ! J’ai pu lire dans les yeux des élèves la fierté d’avoir accompli avec passion et ténacité leur projet exemplaire. Même à deux jours de la fin de l’année scolaire, ces jeunes n’ont pas lésiné sur les mots pour parler à bien de leur réalisation.
Au-delà du cadre pédagogique, la mise en place de ce projet a véritablement contribué à la motivation, réussite scolaire et dépassement personnel de ces jeunes issus de milieux défavorisés. Je peux vous dire que cette petite excursion dans ces écoles m’a littéralement époustouflée. Ces jeunes sont dégourdis, créatifs et n’ont pas peur de remettre l’ouvrage sur le tapis.
Accompagnés de main de maître par des enseignants tatoués à l’entrepreneuriat, les deux groupes d’élèves ont crée un projet qui répondait concrètement à un besoin du milieu. D’un côté, les jeunes de l’école Roy-St-Louis de la Guadeloupe ont eu la brillante idée de concevoir trois livres audio pour les 4 à 7 ans. De l’autre, des élèves de 3e et 4e année de l’école Ste-Martine à Courcelles ont fait adopter des arbres et des fleurs à leur communauté afin d’embellir la cour de leur école. De belles réussites ! De grandes initiatives entrepris avec débrouillardise et autonomie par ces jeunes. La petite étincelle entrepreneuriale est déjà allumée chez eux. Le sens des affaires et du mieux faire, ils viennent de l’acquérir.
Motivé, créatif et responsable autant de belles qualités qui feront d’eux, j’ose le croire, la future relève de demain… Imaginez ce qu’ils deviendront plus tard : des Sydney Crosby de l’entrepreneuriat qui sait. Pour reprendre l’analogie de Mario Girard, P.D.G de la FDE, la culture entrepreneuriale doit être inculquée dès le plus jeune âge comme la culture du hockey qui fait partie intégrante de l’identité québécoise.
En tout cas, peu importe l’orientation des autres établissements scolaires, continuons à leur inculquer le goût du dépassement et le sens de la réussite. Bravo aux enseignants, aux directions d’écoles et aux commissions scolaires qui ont saisi l’importance d’éduquer la culture de l’entrepreneuriat aux jeunes. Vous allez en faire une génération passionnée, créative et innovatrice.
Saviez-vous qu’ils seront présents à notre 12e Forum d’automne, qui répond cette année à la thématique de l’entrepreneuriat comme un des moyens indéniables de se sortir de la pauvreté ?
Valoris, une initiative du Concours québécois en entrepreneuriat, mesure les retombées des projets entrepreneuriaux auprès des élèves en provenance de milieux moins nantis. En assistant à notre Forum le 21 octobre prochain à Montréal, vous aurez la chance de découvrir, en avant première, le fruit de leur recherche, menée par leur escouade (Andréanne DuBois et Philippe Dionne) qui sillonne les routes du Québec afin de prendre le pouls de toutes les réalisations scolaires entrepreneuriales des zones défavorisées.