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MontrĂ©al, le 20 avril 2010 â La Fondation de lâentrepreneurship (www.entrepreneurship.qc.ca) annonce aujourdâhui les rĂ©sultats de lâIndice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010, le plus grand sondage sur lâentrepreneuriat quĂ©bĂ©cois rĂ©alisĂ© pour une deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive par la Fondation de lâentrepreneurship en collaboration avec LĂ©ger Marketing et la Caisse de dĂ©pĂŽt et placement du QuĂ©bec.
Les rĂ©sultats de ce nouveau sondage dĂ©montrent quâil y a, en 2010, prĂšs de deux fois moins de personnes ayant lâintention de dĂ©marrer une entreprise au QuĂ©bec quâailleurs au Canada. En effet, en 2009, il sâagissait de 7,1 % de la population au QuĂ©bec qui affirmait vouloir entreprendre comparativement Ă 7,5 % dans le reste du Canada (RDC). En 2010, lâĂ©cart se creuse dramatiquement, le QuĂ©bec affichant un taux dâintention de 7,8 % contre 14,1 % dans le RDC.
Du cĂŽtĂ© des dĂ©marcheurs, le QuĂ©bec voit un pourcentage plus grand de sa population faire des dĂ©marches quâen 2009 mais affiche toutefois un Ă©cart lĂ©gĂšrement plus grand comparativement au reste du Canada. En 2009, le QuĂ©bec voyait 2,8 % de sa population ĂȘtre en dĂ©marche de crĂ©ation dâune entreprise, comparativement Ă 3,7 % dans le RDC. En 2010, câest 4,6 % de sa population qui se trouve en processus de dĂ©marche, comparativement Ă 6,5 % dans le RDC. Notons, par ailleurs, que nos dĂ©marcheurs se dirigent nettement plus vers la reprise ou le rachat dâentreprises existantes quâailleurs au Canada. En effet, en 2010, 19,4 % des dĂ©marcheurs quĂ©bĂ©cois dĂ©sirent reprendre ou racheter une entreprise, comparativement Ă 9,7 % dans le RDC.
Toutes proportions gardĂ©es, le QuĂ©bec affiche un Ă©cart stable, mais toujours important quant Ă ses propriĂ©taires dâentreprises. Il sâagissait, en 2009, de 7,3 % de la population au QuĂ©bec comparativement Ă 13,8 % dans le RDC. En 2010, le QuĂ©bec voit ce chiffre passer Ă 9,4 %, comparativement Ă 17,3 % dans le RDC. Une augmentation Ă©tonnante du cĂŽtĂ© du reste du Canada, compte tenu des effets plus marquĂ©s de la crise Ă©conomique sur les provinces de lâOuest ainsi que lâOntario.
Du cĂŽtĂ© des fermetures dâentreprises, le reste du Canada voit ses fermetures augmenter par rapport au QuĂ©bec, Le RDC affichait un taux de fermeture de 5,7 % en 2009 et de 7,5 % en 2010. Le QuĂ©bec, quant Ă lui, voit son taux de fermeture passer de 5,8 % en 2009 Ă 5,9 % en 2010.
« Nous le savions, mais lâIndice 2010 le souligne Ă nouveau trĂšs clairement : le QuĂ©bec entrepreneurial accuse toujours un retard par rapport au reste du Canada. Le fossĂ© pourrait dâailleurs se creuser de façon encore plus substantielle puisque nous constatons que la population du QuĂ©bec a prĂšs de deux fois moins lâintention dâentreprendre en 2010 que celle du reste du Canada », affirme Mario Girard, prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral de la Fondation de lâentrepreneurship. Si la crise Ă©conomique a rendu les QuĂ©bĂ©cois plus âfrileuxâ Ă cet Ă©gard par rapport au reste du Canada, ils ont heureusement mieux su tirer leur Ă©pingle du jeu quant aux fermetures dâentreprises. Le renouveau de notre Ă©conomie doit sâappuyer sur un entrepreneuriat plus solide et innovant. En ce sens, nous devons revoir nos efforts afin de rĂ©ellement prioriser et accroĂźtre nos actions dans toutes les strates de notre âpyramide entrepreneurialeâ â de lâĂ©veil de la culture entrepreneuriale Ă la possession dâune entreprise, en passant par les intentions de crĂ©ation et le passage Ă lâacte. »
De bonnes nouvelles : en 2010, le QuĂ©bec nâest pas en dĂ©ficit dâambition. Une fois lancĂ©s, les entrepreneurs ont autant le goĂ»t de crĂ©er des emplois, dâinnover et de faire croĂźtre leurs entreprises que dans le RDC. Une ombre au tableau : les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois demeurent timides quant Ă lâexportation internationale. En effet, 24,9 % des dĂ©marcheurs au QuĂ©bec envisagent que leur future entreprise puisse exporter Ă lâinternational, comparativement Ă 32,6 % dans le RDC. LâĂ©cart se creuse chez les propriĂ©taires dâentreprises oĂč 17,9 % des entrepreneurs quĂ©bĂ©cois affirment exporter alors que dans le RDC, il sâagit de 29,8 % des entrepreneurs.
« La question de la culture entrepreneuriale quĂ©bĂ©coise trĂšs ancrĂ©e dans la âstabilitĂ©â et lâentrepreneuriat âde survieâ joue en dĂ©faveur dâun dĂ©veloppement international de nos entreprises », explique Nathaly Riverin, vice-prĂ©sidente recherche, vigie et dĂ©veloppement de la Fondation de lâentrepreneurship. « Nos entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont bel et bien le dĂ©sir de croĂźtre, mais le faire au sein dâun Ă©chiquier mondial ne semble pas une option aussi prisĂ©e quâailleurs au Canada. »
LâĂ©cart traditionnel entre lâactivitĂ© entrepreneuriale des QuĂ©bĂ©cois et celle de la population du reste du Canada est bel et bien prĂ©sent, mais il ne se confirme que dans les statistiques reprĂ©sentant la situation de lâentrepreneuriat. En effet, une fois les entreprises dĂ©marrĂ©es, les entrepreneurs du QuĂ©bec sont aussi bons et ambitieux que ceux du reste du Canada. Il nây a pas dâĂ©cart dans les rĂ©sultats financiers des entreprises et encore moins quant aux motivations Ă vouloir faire progresser son entreprise (croĂźtre ou innover).
Ă la question : « Quâest-ce que nos entrepreneurs ont dans le ventre? », la rĂ©ponse est claire. Ils ont suffisamment dâambition et dâĂ©nergie pour constituer un levier important, capable de faire progresser lâĂ©conomie quĂ©bĂ©coise de façon importante. Plus que jamais, il faut poursuivre les efforts en la matiĂšre et prioriser cette variable stratĂ©gique pour le QuĂ©bec. Cela appelle cependant Ă la vaste mobilisation de tous : citoyens, Ă©lus, financiers et, surtout, la communautĂ© des affaires. « Rien nâaura de portĂ©e aussi profonde et durable chez un entrepreneur que lâexpĂ©rience et le rĂ©seautage que peut lui apporter son contact avec les autres entrepreneurs de sa communautĂ© », de conclure Mario Girard.
LâIndice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© au moyen dâun sondage Internet auprĂšs d’un Ă©chantillon de Canadiens et Canadiennes ĂągĂ©(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Les rĂ©pondants sont issus du panel dâinternautes de LĂ©ger Marketing qui couvre lâensemble du Canada.
Le sondage a été réalisé auprÚs de 2 736 répondants, dont 1 428 au Québec et 1 308 dans le reste du Canada. Pour établir les incidences aux différentes catégories entrepreneuriales au début du sondage, 11 829 répondants ont été initialement sondés, dont 7 450 au Québec et 4 379 dans le reste du Canada.
La collecte des donnĂ©es sâest dĂ©roulĂ©e du 2 au 25 mars 2010. La durĂ©e moyenne du questionnaire Ă©tait dâenviron 16 minutes et les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© pondĂ©rĂ©s Ă lâaide des donnĂ©es de Statistique Canada.
En tant que membre certifiĂ© sceau dâor de lâAssociation de recherche et dâintelligence marketing (ARIM) du Canada, le sondage effectuĂ© par LĂ©ger Marketing a Ă©tĂ© menĂ© dans le plus grand respect de lâensemble des standards de qualitĂ© et des rĂšgles dâĂ©thique de lâARIM et dâESOMAR.
FondĂ©e en 1980, la Fondation de lâentrepreneurship est un acteur de premier plan dâun mouvement de transformation du dĂ©veloppement Ă©conomique et social au QuĂ©bec, utilisant lâentrepreneuriat comme moyen privilĂ©giĂ©. La Fondation situe lâentrepreneur au cĆur de ses actions avec des initiatives telles le RĂ©seau M â mentorat pour entrepreneurs, les CommunautĂ©s entrepreneuriales et lâIndice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois. En plus de donner des confĂ©rences et de possĂ©der la plus vaste collection de livres de langue française dĂ©diĂ©e au dĂ©marrage, Ă la gestion et Ă la croissance des entreprises, la Fondation et son Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale produisent et diffusent en ligne analyses et recherches sur les tendances mondiales et pratiques dâexcellence en matiĂšre de sensibilisation et dâĂ©ducation Ă lâentrepreneuriat. La Fondation est fiĂšre de compter Cascades comme grand partenaire. www.entrepreneurship.qc.ca
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Source :
Rina Marchand
Directrice Marketing et communications
Fondation de lâentrepreneurship
Courriel : rmarchand@entrepreneurship.qc.ca
Téléphone : (514) 873-3262 p. 226
2 facteurs : 1-% d’Ă©conomie au noir au QuĂ©bec plus Ă©levĂ© qu’ailleurs.
2-Les tracasseries rĂ©glementaires pre-dĂ©marrage Ă tous les niveaux. La quantitĂ© d’argent Ă dĂ©penser avant de dĂ©cider du lancement pour savoir si on « pourra » opĂ©rer l’entreprise est prohibitive. Les gens Ă©puisent leurs ressources limitĂ©es en faux problĂšmes antĂ©rieurs. Il faut ĂȘtre masochiste pour lancer une entreprise au QuĂ©bec en 2010. Ne cherchez pas pourquoi les VC ne font aucun dossier au QuĂ©bec : il n’y a pas de dossiers Ă faire.
[...] comparĂ© Ă ses voisins anglophones et au reste du Canada. Vous pouvez d’ailleurs voir sur cet article du blog Entrepreneurship.qc.ca une Ă©tude qui confirme ce retard avec des quĂ©bĂ©cois qui ont deux [...]