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Qu’est-ce que les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont dans le ventre? Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010

Qu’est-ce que les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont dans le ventre? Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010

COMMUNIQUÉ
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE


Qu’est-ce que les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont dans le ventre?
Les rĂ©sultats de l’Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010 de la Fondation de l’entrepreneurship

Survol :

  • En 2010, le QuĂ©bec compte prĂšs de deux fois moins de personnes ayant l’intention d’entreprendre que dans le reste du Canada. Par rapport Ă  2009 :
    • Augmentation de 10 % des intentions au QuĂ©bec ;
    • Augmentation de 88 % ailleurs au Canada ;
  • L’écart au niveau des dĂ©marcheurs entre le QuĂ©bec et le reste du Canada demeure sensiblement le mĂȘme :
    • DĂ©marches de crĂ©ation en 2010 : 4,6 % au QuĂ©bec, 6,5 % ailleurs au Canada ;
  • Presque deux fois moins de propriĂ©taires d’entreprises au QuĂ©bec qu’ailleurs au Canada, un Ă©cart pratiquement semblable par rapport Ă  l’an passĂ© :
    • PropriĂ©taires d’entreprises en 2010 : 9,4 % au QuĂ©bec par rapport Ă  17,3 % ailleurs au Canada
  • Le reste du Canada voit ses fermetures d’entreprises augmenter, alors que le QuĂ©bec demeure stable Ă  cet Ă©gard :
    • Fermetures d’entreprises en 2010 : 5,9 % au QuĂ©bec, 7,5 % dans le reste du Canada ;
  • Une fois dĂ©cidĂ©s Ă  se lancer, les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois caressent les mĂȘmes ambitions que les entrepreneurs du reste du Canada, mais demeurent timides sur les marchĂ©s extĂ©rieurs.

MontrĂ©al, le 20 avril 2010 – La Fondation de l’entrepreneurship (www.entrepreneurship.qc.ca) annonce aujourd’hui les rĂ©sultats de l’Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010, le plus grand sondage sur l’entrepreneuriat quĂ©bĂ©cois rĂ©alisĂ© pour une deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive par la Fondation de l’entrepreneurship en collaboration avec LĂ©ger Marketing et la Caisse de dĂ©pĂŽt et placement du QuĂ©bec.

Le Québec : moins entrepreneurial que le reste du Canada

Les rĂ©sultats de ce nouveau sondage dĂ©montrent qu’il y a, en 2010, prĂšs de deux fois moins de personnes ayant l’intention de dĂ©marrer une entreprise au QuĂ©bec qu’ailleurs au Canada. En effet, en 2009, il s’agissait de 7,1 % de la population au QuĂ©bec qui affirmait vouloir entreprendre comparativement Ă  7,5 % dans le reste du Canada (RDC). En 2010, l’écart se creuse dramatiquement, le QuĂ©bec affichant un taux d’intention de 7,8 % contre 14,1 % dans le RDC.

Du cĂŽtĂ© des dĂ©marcheurs, le QuĂ©bec voit un pourcentage plus grand de sa population faire des dĂ©marches qu’en 2009 mais affiche toutefois un Ă©cart lĂ©gĂšrement plus grand comparativement au reste du Canada. En 2009, le QuĂ©bec voyait 2,8 % de sa population ĂȘtre en dĂ©marche de crĂ©ation d’une entreprise, comparativement Ă  3,7 % dans le RDC. En 2010, c’est 4,6 % de sa population qui se trouve en processus de dĂ©marche, comparativement Ă  6,5 % dans le RDC. Notons, par ailleurs, que nos dĂ©marcheurs se dirigent nettement plus vers la reprise ou le rachat d’entreprises existantes qu’ailleurs au Canada. En effet, en 2010, 19,4 % des dĂ©marcheurs quĂ©bĂ©cois dĂ©sirent reprendre ou racheter une entreprise, comparativement Ă  9,7 % dans le RDC.

Toutes proportions gardĂ©es, le QuĂ©bec affiche un Ă©cart stable, mais toujours important quant Ă  ses propriĂ©taires d’entreprises. Il s’agissait, en 2009, de 7,3 % de la population au QuĂ©bec comparativement Ă  13,8 % dans le RDC. En 2010, le QuĂ©bec voit ce chiffre passer Ă  9,4 %, comparativement Ă  17,3 % dans le RDC. Une augmentation Ă©tonnante du cĂŽtĂ© du reste du Canada, compte tenu des effets plus marquĂ©s de la crise Ă©conomique sur les provinces de l’Ouest ainsi que l’Ontario.

Du cĂŽtĂ© des fermetures d’entreprises, le reste du Canada voit ses fermetures augmenter par rapport au QuĂ©bec, Le RDC affichait un taux de fermeture de 5,7 % en 2009 et de 7,5 % en 2010. Le QuĂ©bec, quant Ă  lui, voit son taux de fermeture passer de 5,8 % en 2009 Ă  5,9 % en 2010.

« Nous le savions, mais l’Indice 2010 le souligne Ă  nouveau trĂšs clairement : le QuĂ©bec entrepreneurial accuse toujours un retard par rapport au reste du Canada. Le fossĂ© pourrait d’ailleurs se creuser de façon encore plus substantielle puisque nous constatons que la population du QuĂ©bec a prĂšs de deux fois moins l’intention d’entreprendre en 2010 que celle du reste du Canada », affirme Mario Girard, prĂ©sident-directeur gĂ©nĂ©ral de la Fondation de l’entrepreneurship. Si la crise Ă©conomique a rendu les QuĂ©bĂ©cois plus ‘frileux’ Ă  cet Ă©gard par rapport au reste du Canada, ils ont heureusement mieux su tirer leur Ă©pingle du jeu quant aux fermetures d’entreprises. Le renouveau de notre Ă©conomie doit s’appuyer sur un entrepreneuriat plus solide et innovant. En ce sens, nous devons revoir nos efforts afin de rĂ©ellement prioriser et accroĂźtre nos actions dans toutes les strates de notre ‘pyramide entrepreneuriale’ – de l’éveil de la culture entrepreneuriale Ă  la possession d’une entreprise, en passant par les intentions de crĂ©ation et le passage Ă  l’acte. »

Du cƓur au ventre et de l’ambition
 davantage au niveau local

De bonnes nouvelles : en 2010, le QuĂ©bec n’est pas en dĂ©ficit d’ambition. Une fois lancĂ©s, les entrepreneurs ont autant le goĂ»t de crĂ©er des emplois, d’innover et de faire croĂźtre leurs entreprises que dans le RDC. Une ombre au tableau : les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois demeurent timides quant Ă  l’exportation internationale. En effet, 24,9 % des dĂ©marcheurs au QuĂ©bec envisagent que leur future entreprise puisse exporter Ă  l’international, comparativement Ă  32,6 % dans le RDC. L’écart se creuse chez les propriĂ©taires d’entreprises oĂč 17,9 % des entrepreneurs quĂ©bĂ©cois affirment exporter alors que dans le RDC, il s’agit de 29,8 % des entrepreneurs.

« La question de la culture entrepreneuriale quĂ©bĂ©coise trĂšs ancrĂ©e dans la ‘stabilité’ et l’entrepreneuriat ‘de survie’ joue en dĂ©faveur d’un dĂ©veloppement international de nos entreprises », explique Nathaly Riverin, vice-prĂ©sidente recherche, vigie et dĂ©veloppement de la Fondation de l’entrepreneurship. « Nos entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont bel et bien le dĂ©sir de croĂźtre, mais le faire au sein d’un Ă©chiquier mondial ne semble pas une option aussi prisĂ©e qu’ailleurs au Canada. »

L’écart traditionnel entre l’activitĂ© entrepreneuriale des QuĂ©bĂ©cois et celle de la population du reste du Canada est bel et bien prĂ©sent, mais il ne se confirme que dans les statistiques reprĂ©sentant la situation de l’entrepreneuriat. En effet, une fois les entreprises dĂ©marrĂ©es, les entrepreneurs du QuĂ©bec sont aussi bons et ambitieux que ceux du reste du Canada. Il n’y a pas d’écart dans les rĂ©sultats financiers des entreprises et encore moins quant aux motivations Ă  vouloir faire progresser son entreprise (croĂźtre ou innover).

À la question : « Qu’est-ce que nos entrepreneurs ont dans le ventre? », la rĂ©ponse est claire. Ils ont suffisamment d’ambition et d’énergie pour constituer un levier important, capable de faire progresser l’économie quĂ©bĂ©coise de façon importante. Plus que jamais, il faut poursuivre les efforts en la matiĂšre et prioriser cette variable stratĂ©gique pour le QuĂ©bec. Cela appelle cependant Ă  la vaste mobilisation de tous : citoyens, Ă©lus, financiers et, surtout, la communautĂ© des affaires. « Rien n’aura de portĂ©e aussi profonde et durable chez un entrepreneur que l’expĂ©rience et le rĂ©seautage que peut lui apporter son contact avec les autres entrepreneurs de sa communautĂ© », de conclure Mario Girard.

Pour télécharger le rapport : www.entrepreneurship.qc.ca

Méthodologie du sondage

L’Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010 a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© au moyen d’un sondage Internet auprĂšs d’un Ă©chantillon de Canadiens et Canadiennes ĂągĂ©(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Les rĂ©pondants sont issus du panel d’internautes de LĂ©ger Marketing qui couvre l’ensemble du Canada.

Le sondage a été réalisé auprÚs de 2 736 répondants, dont 1 428 au Québec et 1 308 dans le reste du Canada. Pour établir les incidences aux différentes catégories entrepreneuriales au début du sondage, 11 829 répondants ont été initialement sondés, dont 7 450 au Québec et 4 379 dans le reste du Canada.
La collecte des donnĂ©es s’est dĂ©roulĂ©e du 2 au 25 mars 2010. La durĂ©e moyenne du questionnaire Ă©tait d’environ 16 minutes et les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© pondĂ©rĂ©s Ă  l’aide des donnĂ©es de Statistique Canada.

En tant que membre certifiĂ© sceau d’or de l’Association de recherche et d’intelligence marketing (ARIM) du Canada, le sondage effectuĂ© par LĂ©ger Marketing a Ă©tĂ© menĂ© dans le plus grand respect de l’ensemble des standards de qualitĂ© et des rĂšgles d’éthique de l’ARIM et d’ESOMAR.

À propos de la Fondation de l’entrepreneurship

FondĂ©e en 1980, la Fondation de l’entrepreneurship est un acteur de premier plan d’un mouvement de transformation du dĂ©veloppement Ă©conomique et social au QuĂ©bec, utilisant l’entrepreneuriat comme moyen privilĂ©giĂ©. La Fondation situe l’entrepreneur au cƓur de ses actions avec des initiatives telles le RĂ©seau M – mentorat pour entrepreneurs, les CommunautĂ©s entrepreneuriales et l’Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois. En plus de donner des confĂ©rences et de possĂ©der la plus vaste collection de livres de langue française dĂ©diĂ©e au dĂ©marrage, Ă  la gestion et Ă  la croissance des entreprises, la Fondation et son Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale produisent et diffusent en ligne analyses et recherches sur les tendances mondiales et pratiques d’excellence en matiĂšre de sensibilisation et d’éducation Ă  l’entrepreneuriat. La Fondation est fiĂšre de compter Cascades comme grand partenaire. www.entrepreneurship.qc.ca

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Source :
Rina Marchand
Directrice Marketing et communications
Fondation de l’entrepreneurship
Courriel : rmarchand@entrepreneurship.qc.ca
Téléphone : (514) 873-3262 p. 226

2 commentaires pour “Qu’est-ce que les entrepreneurs quĂ©bĂ©cois ont dans le ventre? Indice entrepreneurial quĂ©bĂ©cois 2010”

  1. Jacques GuĂ©nette dit :

    2 facteurs : 1-% d’Ă©conomie au noir au QuĂ©bec plus Ă©levĂ© qu’ailleurs.
    2-Les tracasseries rĂ©glementaires pre-dĂ©marrage Ă  tous les niveaux. La quantitĂ© d’argent Ă  dĂ©penser avant de dĂ©cider du lancement pour savoir si on « pourra » opĂ©rer l’entreprise est prohibitive. Les gens Ă©puisent leurs ressources limitĂ©es en faux problĂšmes antĂ©rieurs. Il faut ĂȘtre masochiste pour lancer une entreprise au QuĂ©bec en 2010. Ne cherchez pas pourquoi les VC ne font aucun dossier au QuĂ©bec : il n’y a pas de dossiers Ă  faire.

  2. [...] comparĂ© Ă  ses voisins anglophones et au reste du Canada. Vous pouvez d’ailleurs voir sur cet article du blog Entrepreneurship.qc.ca une Ă©tude qui confirme ce retard avec des quĂ©bĂ©cois qui ont deux [...]

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