Publié par
Jessica Grenier dans
Actualités le
22 février 2010 |
1 commentaire
Samedi dernier, le 20 février 2010, je participais à la table ronde Entrepreneuriat : comment rattraper le retard entrepreneurial au Québec? lors du 5e Colloque Bâtissons L’Avenir. Avec la note jeunesse qui émoustille ces jours-ci, j’avais le rôle de présenter les résultats de ce rapport. Après moi, trois entrepreneurs ambitieux ont livré des témoignages captivants. Le temps a été serré et plusieurs questions sont demeurées en suspens. Mais en arrière-scène, sur l’heure du lunch, Diane Bérard, journaliste au journal Les Affaires, a poussé la réflexion et les participants de la table ronde se sont enflammés sur la question!
Voici donc quelques points partagés entre deux bouchées :
- Les QuĂ©bĂ©cois ont un malaise avec l’ambition. Nous pouvons certainement ĂŞtre ambitieux, mais sans trop le dire. Au QuĂ©bec, trop rĂ©ussir et s’enrichir est peu encouragĂ©, en gĂ©nĂ©ral.Â
- Qu’en est-il de la tolérance au gain? Tout le monde veut du profit, mais le démontrer semble aller à l’encontre des valeurs culturelles des Québécois.
- Nous devons miser sur le savoir-être et le savoir-faire des entrepreneurs, et ce, par nos entrepreneurs. En d’autres termes, recyclons l’expérience entrepreneuriale au maximum. Le mentorat pour entrepreneurs du Réseau M s’avère donc une solution bienvenue et très prisée.
- Le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse révèle des résultats positifs : une présence accrue de jeunes entrepreneurs qui expérimentent l’entrepreneuriat pour la première fois. La tolérance à l’échec est de mise, sachant que plusieurs des premières expériences en affaires peuvent échouer. La résilience est une valeur fondamentale à l’entrepreneur.
- Il semble que nos entrepreneurs québécois se lancent plutôt par passion que par opportunité d’affaires. Est-ce que cela explique la tendance moindre au Québec de produire des entrepreneurs en série, orientés vers la création de richesse?
La brève période de questions de l’atelier :
- La culture québécoise est timide avec la culture entrepreneuriale. Les participants sont d’accord avec le fait que nous devons valoriser la réussite en affaires et encourager l’entrepreneuriat comme moyen privilégié de bien gagner sa vie plutôt que comme une solution permettant de s’en sortir.
- Le système d’éducation québécois ne développe pas le sentiment de posséder les compétences et les capacités pour se lancer en affaires chez nos jeunes. Les valeurs intégrées (solidarité, esprit d’équipe, créativité, sens de la responsabilité, persévérance, etc.) sont indispensables à l’esprit d’entreprendre. Mais clairement, nous devons entraîner nos jeunes à percevoir des opportunités d’affaires tout en s’intéressant aux secteurs à forte valeur ajoutée.
- L’entrepreneuriat d’équipe et l’entrepreneuriat collectif sont des solutions intéressantes pour contrer la fragilité des entreprises.
Â
Avez-vous envie de poursuivre la réflexion? Faites-nous-en part.
Inscrire un commentaire
Bonjour Jessica,
Lors de la pĂ©riode de questions, j’ai parlĂ© brièvement du mentorat 2.0. Bien que le terme est Ă revoir, je suis de plus en plus convaincue que le concept est une solution parmi plusieurs qui pourraient aider Ă la relève de la culture entrepreneuriale au QuĂ©bec chez les jeunes. Ce sont les nombreux commentaires reçus sur mon blogue qui me le confirme : http://kimauclair.ca/blog/mentorat-2-0/
Ayant moi-mĂŞme lancĂ©e ma première en 2003 alors que je dĂ©butais mes Ă©tudes au niveau CÉGEP, j’ai rapidement remarquĂ© que peut d’Ă©tudiants osait parler de leurs ambitions ou de leurs passions. En ce qui me concerne, souvent, lorsque je parlais de mon ambition de crĂ©er plusieurs projets d’entreprises avec les gens de mon âge, je me sentais Ă©cartĂ©e. C’Ă©tait mal vu.
Par chance, en 2002, Ă l’âge de 17 ans, j’ai dĂ©couvert le mentorat d’affaires. C’est cette activitĂ© m’a permis de connaĂ®tre les motivations des entrepreneurs Ă succès et de me confirmer que je serai Ă l’aise dans le monde des affaires afin de rĂ©aliser mon rĂŞve de toujours, celui de crĂ©er au moins deux entreprises Ă succès.
Bien que j’aie encore un long chemin Ă faire aujourd’hui, je me sens de plus en plus appuyĂ©e par mes proches ainsi que plusieurs personnes d’expĂ©rience en affaires. Aussi, je suis très contente que l’on parle de plus en plus du mentorat depuis les deux dernières annĂ©es. Cette pratique m’a beaucoup aidĂ©e et j’espère qu’elle aidera d’autres jeunes entrepreneurs. J’espère Ă©galement que je serai soutenue par des professionnels si jamais mon projet sur le mentorat 2.0 se concrĂ©tise. Je crois effectivement que ce modèle de mentorat permettra, entre autres, au plus jeune d’en apprendre davantage sur le monde des affaires et de s’initier Ă l’entrepreneuriat plus rapidement. Je crois Ă©galement que la relation sera bĂ©nĂ©fique pour le chef d’entreprise souhaitant innover dans son secteur d’activitĂ©s.
Qu’en penses-tu?