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L’arrière-scène de l’atelier Entrepreneuriat présenté au Colloque BÂTISSONS L’AVENIR

L’arrière-scène de l’atelier Entrepreneuriat présenté au Colloque BÂTISSONS L’AVENIR

Samedi dernier, le 20 février 2010, je participais à la table ronde Entrepreneuriat : comment rattraper le retard entrepreneurial au Québec?  lors du 5e Colloque Bâtissons L’Avenir. Avec la note jeunesse qui émoustille ces jours-ci, j’avais le rôle de présenter les résultats de ce rapport. Après moi, trois entrepreneurs ambitieux ont livré des témoignages captivants. Le temps a été serré et plusieurs questions sont demeurées en suspens.  Mais en arrière-scène, sur l’heure du lunch, Diane Bérard, journaliste au journal Les Affaires, a poussé la réflexion et les participants de la table ronde se sont enflammés sur la question!

Voici donc quelques points partagés entre deux bouchées :

  • Les QuĂ©bĂ©cois ont un malaise avec l’ambition.  Nous pouvons certainement ĂŞtre ambitieux, mais sans trop le dire.  Au QuĂ©bec, trop rĂ©ussir et s’enrichir est peu encouragĂ©, en gĂ©nĂ©ral. 
  • Qu’en est-il de la tolĂ©rance au gain?  Tout le monde veut du profit, mais le dĂ©montrer semble aller Ă  l’encontre des valeurs culturelles des QuĂ©bĂ©cois.
  • Nous devons miser sur le savoir-ĂŞtre et le savoir-faire des entrepreneurs, et ce, par nos entrepreneurs.  En d’autres termes, recyclons l’expĂ©rience entrepreneuriale au maximum. Le mentorat pour entrepreneurs du RĂ©seau M s’avère donc une solution bienvenue et très prisĂ©e.
  • Le DĂ©fi de l’entrepreneuriat jeunesse rĂ©vèle des rĂ©sultats positifs : une prĂ©sence accrue de jeunes entrepreneurs qui expĂ©rimentent l’entrepreneuriat pour la première fois.  La tolĂ©rance Ă  l’échec est de mise, sachant que plusieurs des premières expĂ©riences en affaires peuvent Ă©chouer.  La rĂ©silience est une valeur fondamentale Ă  l’entrepreneur.
  • Il semble que nos entrepreneurs quĂ©bĂ©cois se lancent plutĂ´t par passion que par opportunitĂ© d’affaires.  Est-ce que cela explique la tendance moindre au QuĂ©bec de produire des entrepreneurs en sĂ©rie, orientĂ©s vers la crĂ©ation de richesse?

La brève période de questions de l’atelier :

  • La culture quĂ©bĂ©coise est timide avec la culture entrepreneuriale.  Les participants sont d’accord avec le fait que nous devons valoriser la rĂ©ussite en affaires et encourager l’entrepreneuriat comme moyen privilĂ©giĂ© de bien gagner sa vie plutĂ´t que comme une solution permettant de s’en sortir.
  • Le système d’éducation quĂ©bĂ©cois ne dĂ©veloppe pas le sentiment de possĂ©der les compĂ©tences et les capacitĂ©s pour se lancer en affaires chez nos jeunes.  Les valeurs intĂ©grĂ©es (solidaritĂ©, esprit d’équipe, crĂ©ativitĂ©, sens de la responsabilitĂ©, persĂ©vĂ©rance, etc.) sont indispensables Ă  l’esprit d’entreprendre. Mais clairement, nous devons entraĂ®ner nos jeunes Ă  percevoir des opportunitĂ©s d’affaires tout en s’intĂ©ressant aux secteurs Ă  forte valeur ajoutĂ©e.
  • L’entrepreneuriat d’équipe et l’entrepreneuriat collectif sont des solutions intĂ©ressantes pour contrer la fragilitĂ© des entreprises.

 

Avez-vous envie de poursuivre la réflexion? Faites-nous-en part.

1 commentaire pour “L’arrière-scène de l’atelier Entrepreneuriat prĂ©sentĂ© au Colloque BĂ‚TISSONS L’AVENIR”

  1. Kim Auclair dit :

    Bonjour Jessica,

    Lors de la pĂ©riode de questions, j’ai parlĂ© brièvement du mentorat 2.0. Bien que le terme est Ă  revoir, je suis de plus en plus convaincue que le concept est une solution parmi plusieurs qui pourraient aider Ă  la relève de la culture entrepreneuriale au QuĂ©bec chez les jeunes. Ce sont les nombreux commentaires reçus sur mon blogue qui me le confirme : http://kimauclair.ca/blog/mentorat-2-0/

    Ayant moi-mĂŞme lancĂ©e ma première en 2003 alors que je dĂ©butais mes Ă©tudes au niveau CÉGEP, j’ai rapidement remarquĂ© que peut d’Ă©tudiants osait parler de leurs ambitions ou de leurs passions. En ce qui me concerne, souvent, lorsque je parlais de mon ambition de crĂ©er plusieurs projets d’entreprises avec les gens de mon âge, je me sentais Ă©cartĂ©e. C’Ă©tait mal vu.

    Par chance, en 2002, Ă  l’âge de 17 ans, j’ai dĂ©couvert le mentorat d’affaires. C’est cette activitĂ© m’a permis de connaĂ®tre les motivations des entrepreneurs Ă  succès et de me confirmer que je serai Ă  l’aise dans le monde des affaires afin de rĂ©aliser mon rĂŞve de toujours, celui de crĂ©er au moins deux entreprises Ă  succès.

    Bien que j’aie encore un long chemin Ă  faire aujourd’hui, je me sens de plus en plus appuyĂ©e par mes proches ainsi que plusieurs personnes d’expĂ©rience en affaires. Aussi, je suis très contente que l’on parle de plus en plus du mentorat depuis les deux dernières annĂ©es. Cette pratique m’a beaucoup aidĂ©e et j’espère qu’elle aidera d’autres jeunes entrepreneurs. J’espère Ă©galement que je serai soutenue par des professionnels si jamais mon projet sur le mentorat 2.0 se concrĂ©tise. Je crois effectivement que ce modèle de mentorat permettra, entre autres, au plus jeune d’en apprendre davantage sur le monde des affaires et de s’initier Ă  l’entrepreneuriat plus rapidement. Je crois Ă©galement que la relation sera bĂ©nĂ©fique pour le chef d’entreprise souhaitant innover dans son secteur d’activitĂ©s.

    Qu’en penses-tu?

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