La Révolution tranquille était entrepreneuriale- Entrepreneuriat.inc
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La Révolution tranquille était entrepreneuriale

La Révolution tranquille était entrepreneuriale

En cette période budgétaire, le débat autour des déficits ressurgit. Plus le temps file et plus l’absence de grands changements pèse sur notre équilibre présent et pire encore, sur notre avenir. Nombreux sont les défis qui nous attendent au détour.

Le premier est sans conteste le défi de renouveler nos institutions publiques! C’est une condition de base. Il faut que nous acceptions collectivement ce défi. Cela est de l’ordre de la responsabilité, car nous ne pourrons tout simplement pas tenir financièrement. Éducation, santé, infrastructures, économie, etc. Le ministre des Finances, Raymond Bachand l’a bien affirmé lundi… «  Il faut une révolution culturelle ». Le mot révolution me rend nostalgique d’une époque que l’on m’a tellement idéalisée. Je suis endeuillée de la Révolution tranquille!

Autopsie de la Révolution tranquille

Parlons-en donc de cette Révolution tranquille. Il faut se mettre à échanger avec des gens d’ailleurs pour réaliser que le Québec s’est développé en 40-50 ans! Je suis d’avis que le Québec serait encore à l’âge de pierre sans cette Révolution tranquille. Quels en étaient les ingrédients? Le désir de se sortir des dogmes de la religion et de s’affranchir des étrangers, notamment des patrons anglais, bref le besoin de contrôler sa destinée spirituelle et économique.  Le tout conjugué à la saveur baby boomers avec toute la naïveté, l’énergie, l’audace de la jeunesse et le désir de se doter des bons systèmes pour progresser. Quand je regarde ça aujourd’hui, je me dis : quels audacieux téméraires! Ils ont construit une économie solide en moins de 40 ans. C’est drôle, il me semble que ce petit je ne sais quoi a permis à toute une génération d’oser voir grand, d’oser prendre la place qui leur revenait. La Révolution tranquille avait tout ce qu’il y a de plus entrepreneurial.

Nous ne reverrons pas cela de si tôt, une société où règnent les idées des plus jeunes, capables de remettre en cause les institutions les plus sacrées. Dans le panorama des 20 prochaines années, nous aurons affaires à une société plutôt vieillissante, dont les priorités tourneront autour de la santé, de l’assurance médicament, des baisses d’impôts et du bingo. Vivons-nous le retour du balancier?

Quelle est l’équation qui nous sortira de cet enlisement?

Dans cet esprit, je ne peux que saluer les efforts du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RCJJQ) : susciter l’implication des jeunes dans la sphère politique et économique, encourager les entrepreneurs à partager des solutions dynamiques et créatives. Inciter au partage des idées comme lors du Colloque Bâtissons l’avenir. Le RCJJQ doit poursuivre sa mission et favoriser la représentativité des jeunes de tout le Québec. Tout cela m’apparaît comme déterminant pour l’avenir économique de la province.

Cette prise en main de l’avenir par les jeunes et moins jeunes, conjuguée à des programmes comme ceux de la Fondation de l’entrepreneurship et de ses nombreux partenaires qui stimulent l’entrepreneuriat et la réussite des entreprises au Québec constituent des solutions éclairées. Mais pour révolutionner notre culture d’État-providence, commencer à véritablement créer de la richesse et façonner notre autonomie, ces solutions devront incontestablement s’adjoindre une bonne dose de détermination politique.

Monsieur Bachand, nous répondons à l’appel de cette nouvelle révolution culturelle et vous invitions à initier la révolution structurelle.  Pas trop tranquille comme programme!



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