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Le Québec fera face à un important manque d’entrepreneurs pour prendre la relève d’entreprises existantes

Le Québec fera face à un important manque d’entrepreneurs pour prendre la relève d’entreprises existantes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Le Québec fera face à un important manque d’entrepreneurs pour prendre la relève d’entreprises existantes

La Fondation de l’entrepreneurship et la Caisse de dépôt et placement du Québec dévoilent les résultats d’un important sondage sur la relève entrepreneuriale au Québec

Survol :

  • Déficit de releveurs croissant atteignant pour la prochaine décennie 38 000 releveurs manquants;
  • Manque de planification des cédants au niveau du transfert de leur direction et de leur propriété, et méconnaissance de la valeur marchande de leur entreprise;
  • Pleine confiance des cédants envers les capacités de leurs releveurs et, à l’inverse, de jeunes releveurs doutant de leurs compétences actuelles afin de prendre la relève d’une entreprise.

Montréal (Québec), le 30 novembre 2010 – Le Québec se dirige vers un important déficit de relève entrepreneuriale. Voilà ce que révèle un sondage de la Fondation de l’entrepreneurship, en collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec, rendu public aujourd’hui. Intitulé La relève est-elle au rendez-vous au Québec ? et réalisé avec la collaboration de Léger Marketing, le sondage est l’un des premiers à examiner de façon aussi exhaustive et qualitative ces deux côtés d’une même médaille que sont les releveurs et les cédants.

Afin de bien comprendre la dynamique de la relève, le rapport vient entre autre quantifier la situation de la relève entrepreneuriale en réalisant l’équation entre les entrepreneurs actuels (cédants potentiels) et en devenir (releveurs potentiels) [1] et ce, à différents stades de développement. Les entrepreneurs en devenir qui préfèrent créer une entreprise de toute pièce plutôt que d’en relever une ont été retranchés du calcul. La même opération a été faite pour les cédants potentiels disant d’emblée vouloir fermer leur entreprise au moment de leur retraite.

Le tableau suivant présente le manque de releveurs potentiels pour reprendre les entreprises qui seront mises en vente par les cédants. Déjà problématique sur un horizon temporel de 5 ans, il le sera bien davantage au terme de la prochaine décennie.

Déficit* de 149 000 releveurs réparti selon l’horizon temporel

Déficit de releveurs

2010 à 2014

16 000

2015 à 2020

22 000

2020 et plus

111 000

*217 000 cédants de 35 ans et plus – 68 000 releveurs de 18 à 54 ans = (149 000) releveurs (déficit)

« Un des grands constats de ce sondage est que le Québec doit intensifier ses efforts s’il ne veut pas voir le déficit de releveurs s’accroître de manière inquiétante durant la prochaine décennie, a déclaré Mario Girard, PDG de la Fondation de l’entrepreneurship. La désirabilité de reprendre une entreprise est d’abord tributaire de celle de devenir entrepreneur; et nous savons qu’à ce sujet, bien du chemin reste à faire au Québec. Outre les initiatives existantes pour accompagner et jumeler les releveurs et cédants, l’éducation a un rôle prépondérant à jouer dans cette désirabilité. Les universités[2], tout particulièrement, ont le pouvoir d’être le chaînon manquant entre leurs finissants possédant les compétences requises et ces entreprises ayant la maturité nécessaire pour évoluer avec de nouveaux chefs. »

Manque de planification chez les cédants potentiels

Transfert de direction, transfert de propriété, plan de relève : autant de concepts encore nébuleux pour bien des cédants potentiels. Il s’agit en effet d’environ un entrepreneur de 55 ans et plus sur deux qui indique ne pas disposer actuellement d’une planification concernant le transfert de direction (à peine 8,2 % ont un plan formel) et le même constat s’applique pour le transfert de propriété (seulement 11,6 % ont un plan formel).

Un autre élément qui vient étayer ce constat : plusieurs cédants de 55 ans et plus affirment également ne pas connaître la valeur marchande de leur entreprise (environ 40 % d’entre eux). Selon la Fondation, il apparait nécessaire pour l’ensemble des intervenants québécois œuvrant dans le domaine de l’entrepreneuriat de mobiliser les cédants face à cette réalité.

Les compétences sont au rendez-vous

Le sondage révèle que 96,1 % des propriétaires d’entreprise de 55 ans et plus ayant identifié un releveur le jugent compétent et capable de prendre les rênes actuellement. Constat presque identique pour les cédants de 35 à 54 ans qui, eux, se situent à 85,5 %. Questionnés sur la perception qu’ils ont de leurs compétences, les jeunes releveurs (18 à 34 ans), quant à eux, se sentent moins optimistes, affirmant à 48,4 % avoir les compétences nécessaires, comparativement à 76,4 % chez les releveurs de 35 à 54 ans. Soulignons cependant que plus de 50 % des jeunes de 18 à 34 ans prévoient une prise de possession dans plus de 5 ans, un laps de temps suffisant pour prendre de l’expérience et combler leurs lacunes en matière de compétence.

Des solutions existent

À peine 50 % des cédants potentiels âgés de 55 ans et plus ont pu identifier un successeur ou un acheteur potentiel. À l’inverse, un peu plus de 50 % des releveurs potentiels âgés de 18 à 54 ans n’ont toujours pas identifié une entreprise à reprendre. La communication entre les groupes de cédants et releveurs apparait comme un besoin criant auquel la Fondation estime que le Québec commence heureusement à répondre (notamment avec des initiatives telles que les Centres de transfert d’entreprise). S’afficher ouvertement en processus de relève n’est pas évident pour tous les entrepreneurs, cependant. Le cédant peut ainsi potentiellement déstabiliser ses clients, partenaires et employés. Les mécanismes d’échanges d’information restent donc à être raffinés.

L’accompagnement des cédants par d’autres entrepreneurs ayant vécu un processus de relève peut aussi s’avérer porteur. En effet, un processus de relève peut s’étendre sur plusieurs années; ainsi, la capacité de distiller cette expérience vécue et de la rendre accessible aux cédants (notamment par le biais du mentorat pour entrepreneurs) peut jouer un rôle fondamental dans le processus.

Arrimées à une volonté palpable sur le terrain de renverser la vapeur, ces solutions sont autant d’armes que devra s’approprier la relève entrepreneuriale afin qu’elle ne rate pas son rendez-vous de la prochaine décennie…

À propos du rapport La relève est-elle au rendez-vous au Québec ?

Le sondage a été réalisé par téléphone et Internet auprès du panel de répondants de Léger Marketing, composé de résidents et résidentes du Québec âgé(e)s de 18 ans ou plus et pouvant s’exprimer en français ou en anglais. La collecte des données s’est déroulée du 2 mars au 25 mars 2010. La durée moyenne du questionnaire était d’environ 16 minutes. Pour établir les incidences aux différentes catégories entrepreneuriales au début du sondage, nous avons initialement sondé 6 691 personnes (étant ou non impliquées dans le processus entrepreneurial). Pour un échantillon probabiliste de la même taille, la marge d’erreur maximale aurait été de ± 1,20 %, 19 fois sur 20.  Le sondage complet a permis de joindre 1 080 répondants impliqués, pour le moins, dans l’une des étapes du processus entrepreneurial, excluant les travailleurs autonomes. Pour un échantillon probabiliste de 1 080 répondants, la marge d’erreur maximale aurait été de ± 2,98 %, 19 fois sur 20.

Le rapport complet est disponible à l’adresse suivante :  www.entrepreneurship.qc.ca

À propos de la Fondation de l’entrepreneurship

La Fondation de l’entrepreneurship existe depuis 30 ans et est un acteur de premier plan d’un mouvement de transformation du développement économique et social au Québec, utilisant l’entrepreneuriat comme moyen privilégié. La Fondation offre des produits et services incontournables pour les entrepreneurs tels que le Réseau M – mentorat pour entrepreneurs, le programme de Communautés entrepreneuriales et la plus vaste collection de livres de langue française dédiée au démarrage à la gestion et à la croissance des entreprises. La Fondation détient aussi un Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale, produisant recherches, analyses et bulletins d’information sur l’entrepreneuriat. Pour de plus amples renseignements : www.entrepreneurship.qc.ca.

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Renseignements

Rina Marchand
Directrice, marketing et communication
Fondation de l’entrepreneurship
(514) 873-3262, poste 226
rmarchand@entrepreneurship.qc.ca


[1] Le rapport exclut les travailleurs autonomes, les cédants qui ont décidé de fermer leur entreprise au moment de leur retraite (retirant ainsi du bassin des cédants les entreprises éventuellement vouées à fermer et donc non disponibles pour la relève) et les releveurs potentiels préférant créer une entreprise de toutes pièces que de reprendre une entreprise existante. La définition de travailleur autonome utilisée dans le cadre de cette étude est la suivante : une personne seule qui travaille à son propre compte pour un seul client. Ne considérant pas le nombre d’employés dans notre définition de travailleur autonome et considérant comme releveurs potentiels des personnes ayant l’intention d’entreprendre ou ayant réalisé des démarches en ce sens au cours de la dernière année, il est logique que les résultats soient légèrement différents d’autres études quantifiant le manque de releveurs au Québec par des projections du nombre d’entrepreneurs actuels dans l’avenir (ex. : MDEIE, Le renouvellement de l’entrepreneuriat au Québec : un regard sur 2013 et 2018, 2010, 26 p.). Par contre, les mêmes grandes tendances peuvent être observées dans les deux études.

[2] Des initiatives intéressantes existent par ailleurs, tel le site « Du rêve à la relève » de HEC Montréal.



8 commentaires pour “Le Québec fera face à un important manque d’entrepreneurs pour prendre la relève d’entreprises existantes”

  1. 3 décembre 2010

    Ça fait longtemps que l’on en parle…Il est maintenant urgent d’agir et de se ralier avec toutes les organisations économiques présentes!
    Une solution dans bien des cas c’est la formation continue! Je crois fermement que le MELS possède une partie de la solution. Tout est déjà prêt et ce dans plusieurs régions du Québec: c’est le programme de formation professionnelle en « Lancement d’une entreprise ». Je suis enseignante dans ce programme et je crois que celui-ci peut faire une différence en offrant aux acheteurs potentiels une formation au monde de la gestion, etc. Cette formation s’adapte facilement aux besoins des candidats qui y participent.
    Pour de plus amples renseignements sur cette formation http://www.lancement-e.com

    Merci et bonne journée!

  2. Bonjour,

    Le SAJE a lancé en 2006 le programme SUCCÈS-RELÈVE.
    Avec la conférence gratuite et notre Webzine, nous sensibilisons plusieurs centaines de personnes chaque année.
    Avec la formation (7 modules de 3h), disponible dans 6 régions au Québec (Montréal, Québec, Mauricie, Abitibi, Laurentides et bientôt le Bas st-Laurent), nous formons chaque mois une dizaine de releveurs potentiels.
    Nous facilitons également l’accompagnement en travaillant en partenariat avec les organismes en développement économique (notamment les CLD).
    Nous avons développé le Répertoire SUCCÈS-RELÈVE (www.repertoireSuccesReleve.org) qui permet aux acheteurs potentiels de s’afficher en tant que tel.
    L’organisation de 5@7, le groupe LinkedIn et le compte Twitter permettent également de communiquer et de sensibiliser et de rassembler les acteurs sur cette thématique.
    Alors il existe des outils et des régions se sont bien mobilisées.

    Cependant, la FCEI en parlait en 2006, ainsi que le fondation de l’entrepreneurship, puis le MDEIE, puis à nouveau la fondation de l’entrepreneurship cette année. C’est vraiment bien de tirer la sonnette d’alarme et de continuer. Mais en 5 ans, je trouve que les acteurs sur le terrain ne l’entendent pas ou ne l’écoutent pas suffisamment. Trop peu d’organismes en parlent, l’affiche sur leur site Web, n’organise d’activité de sensibilisation…

    Alors si vous lisez ces lignes, parlez-en autour de vous. Si vous êtes proche d’un organisme en développement économique (CLD, CJE, SADC, Chambre de Commerce…), voire même employé, parlez-en à votre boss, aux employés. Faites l’inventaire des actions (session d’information, 5@7…) prises dans la dernière année et comparez par rapport à celles concernant le démarrage. Il y a du travail et de nouvelles pistes d’actions, vous verrez…

    Continuons, ensemble !

  3. Bravo madame Grenier, bien dit!
    Pour notre part, dans la région maskoutaine, nous avons eu un certain nombre de repreneurs qui ont suivi le cours de « Lancement d’une entreprise » avec nous et le tout s’est soldé par des acquisitions de: garage, restaurant, fermes et plus récemment, d’un lave-auto.
    Nous avons de plus un nombre record d’inscriptions à notre formation qui attire une clientèle croissante d’année en année. Nous ne ressentons pas vraiment ce déficit de la relève entrepreneuriale dans notre région.
    Salutations,

    Gaétan Couture
    Chef de groupe
    Lancement d’une entreprise
    École professionnelle Saint-Hyacinthe

  4. Steve Renaud dit :

    Bonjour,
    Je suis content qu’on en parle… En tant que président de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie cette année, je m’efforce de faire la promotion de la Relève d’entreprise en Mauricie partout où je peux en parler… Les besoins sont criants pour notre région… Plus de 400 entreprises vont fermer d’ici 5 ans faute de releveurs. 400 entreprises : c’est incroyable direz-vous… Mais au-delà de ce nombre qui peut paraître, à première vue énorme, avez-vous idée de l’impact au niveau économique que ça aura pour notre région qui est déjà lourdement touchée (fermeture de grandes entreprises telles CIPP, Aleris, Belgo)… S’il n’y a pas de releveurs, se sont des fermetures d’entreprises qui impliquent inévitablement des pertes d’emplois importantes… Bref, je suis content de cette nouvelle étude que je vais prendre le temps de lire attentivement… Je pense que ça va prendre une concertation des acteurs socio-économiques afin d’avoir une vision commune et un plan d’action commun en ce sens…

    M. Martin mentionne que plusieurs organismes parlent de cette problématique depuis quelques années… Ça m’a fait penser à ceci… J’ai participé à une consultation régionale du MDEIE sur l’entrepreneuriat et des gens autour de la table disaient que les sujets de discussion (culture entrepreneuriale, concertation des acteurs, etc) sont les mêmes qu’il y a 15 ans… Comme quoi des fois, plus ça change plus c’est pareil…

    Tout comme les autres, le cours de Lancement d’entreprise est offert et il fait salle comble… Comme quoi, il y a peut-être espoir que ça change…

    Steve Renaud
    président
    Jeune Chambre de commerce de la Mauricie

  5. Ce manque d’entrepreneurs annoncé m’apparait tout à fait planifié.

    La Caisse a d’abord été crée pour favoriser les investissements au Québec.

    L’arrivé de Jean Charest a changé les objectifs. La concentration fut d’abord concentrés sur des investissements étrangers très risqués. Il nous a fait perdre des milliards.

    C’est aussi le rôle de la caisse de favoriser les investissement au Québec.

    Seulement à l’Hydro-Québec la caisse retirerait d’énormes revenus garanties par des immobilisations stables et sécuritaires.

    Pourquoi ne le fait-elle pas…

    Il faut une direction politique pour que l’entreprise d’état Hydro-Québec accorde des millions de dollars en contrat sans appels d’offres et que des entreprises de californie dont AECOM soient en mode d’acquisition de nos plus gros bureaux d’ingénierie.
    En trois mois seulement des milliers d’employés de haut savoir ont changés de patrons en faveur d’Américains. Ce sont d’abord ces entreprises qui favorisent l’entrepreneurship, réf. http://saglacweb.blogspot.com/2010/11/exportation-de-nos-bureaux-chefs-et.html

    M. Charest n’a pas les deux mains sur le volant du Québec, il a plutôt les deux pieds sur le frein. Il a usurpé son poste par la promesse impossible de réduire les impôts de 1 milliards de dollars par années pendant cinq ans, au moment de sa ré-élection les rumeurs de pertes de 35 milliards à la Caisse de dépôt courraient déjà alors qu’il rassurait tout le monde, on connait la suite.

    Ce n’est pas comme cela qu’on va bâtir un Québec fort. Cela dénote des intentions venant de très haut dans le gouvernement.

    Jean-Pierre Plourde, http://saglacweb.blogspot.com

  6. Fondation de l'entrepreneurship dit :

    Bonjour monsieur Plourde,

    Merci de votre commentaire. La Fondation tient à préciser que le constat du manque de relève entrepreneuriale au Québec est en fait lié à des facteurs précis : le manque d’entrepreneurs, le manque de désirabilité (et de connaissance) du « métier » d’entrepreneur chez les jeunes et le manque de mise en relation des releveurs/cédants. Ces problèmes sont compris par bien des intervenants – incluant le gouvernement québécois actuellement au pouvoir – et pour lesquels certaines solutions sont déjà mises en branle (telles le Défi de l’entrepreneuriat jeunesse, les centres de transfert, etc.). La situation du manque de releveurs au Québec (vécue par d’autres provinces d’ailleurs) s’est installée depuis plusieurs années déjà. Cette situation, tout comme le dynamisme en général de l’entrepreneuriat québécois, est constituée de plusieurs variables. La Fondation ne saurait quant à elle attribuer le blâme de la problématique de la relève au gouvernement actuel ni à des institutions telles la Caisse de dépôt et placement du Québec.

  7. Autre blogue: http://saglacweb.blogspot.com
    http://ameriquebec.net
    http://vigile.net
    Et bien d’autres qu’il est facile de retrouver, tapez sur google entre guillemets « Jean-Pierre Plourde »

    Vous me dite ceci:
    « La Fondation tient à préciser que le constat du manque de relève entrepreneuriale au Québec est en fait lié à des facteurs précis ».

    Vous avez raison, sauf que les raisons que vous donnez sont partielles, elles sont situées dans un cadre qu’on peut retrouver dans le texte qui suit qui décrit graphiquement le fonctionnement d’une organisation selon un schéma qui s’applique à toutes les sociétés, qu’elle soit un pays, une province, une entreprise commerciales ou autres.
    Il y a une quarantaine d’années de lectures et de réflexions sur ce sujet.

    Si quelqu’un veut comprendre comment ça marche, ce texte est incontournable à mon avis et il s’appelle: Vivre libre ou disparaître, retrouvez-le ici.

    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/12/14-vivre-libre-ou-disparaitre.qc

    Ce texte à été repris par des dizaines de sites dont ceux de plusieurs groupes d’Amérindiens impliqués dans le traité dit de l’Approche commune.
    Les Québécois se font exproprier et dépouiller de leur territoires, de leurs emplois, de leurs ressources, etc., dans l’indifférence générale.

    L’entente de principe s’est négociée entre fédéraux assis des deux côtés de la table des négociations et signer entre sympathisants fédéraux, Québec est devenu sous la tutelle d’Ottawa.

    En voici la preuve tout à fait officielle et publique. Les conséquences majeures ne nous sont pas expliquées par les médias comme la Presse Canadienne et autres, voir:

    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/10/08-conflits-dinterets.qc

    Les conséquences majeures ne nous sont pas expliquées par les médias comme la Presse Canadienne et autres, c’est le propre d’un pays en guerre de cacher délibérément de l’information majeure ou de maquiller la vérité comme le fait M. Charest régulièrement depuis son élection, gagné sous de fausses promesses, voir, http://www.drole-video.com/communication-politique-charest.shtml

    La fondation fait un bon travail, cependant au delà des statistiques, la vision ne va pas assez loin dans les explications et les liens qu’il faut faire pour trouver tous les éléments qui permettent de se faire un portrait réaliste de notre situation dans un pays qui refuse aujourd’hui de nous accorder la reconnaissance d’une province francophone au moins égale à toutes les autres province canadienne. Il a plutôt choisi de nous noyer afin de nous dépouiller de nos bras de leviers économiques et politiques.

    L’immigration massive et anglophone dans Montréal démontre bien l’intention de ce pays de détruire notre démocratie en noyant notre majorité par des moyens qui sont pour le moment hors de notre contrôle.

    Devant la très grande difficulté d’être publié dans les journaux du Québec, j’ai acheté des pages complètes de journaux au Saguenay, (seule endroit au Québec ou je fus accepté), vous trouverez sur http://www.saglacweb.com l’ensemble des articles dont j’ai acheter mon droit à donner mon opinion « librement ».
    Mes textes sont généralement très biens documentés. Par exemple, vous retrouverez sur le site les raisons données par le Journal de Montréal pour me refuser l’achat d’une page complète pour le 23 décembre 2005, recherchez dans la colonne de gauche le titre « Contrôle de l’information ».

    J’aurais apprécié connaitre le nom de l’auteur de votre message, par exemple:

    Joe Blow, votre titre, complété par: Fondation de l’Entrepreneurship.

    PS. M. PA Fortin, créateur de votre fondation, était directeur du CEGEP de Jonquière lorsque j’y faisait mes études, c’est un grand personnage de notre grande histoire.
    La connaissance de cette grande histoire nous est cependant camouflée par le pays qu’on a fondé et construit. Le conquérant est toujours sur le sentier de la guerre.

    Merci d’être là.

    Jean-Pierre Plourde, http://saglacweb.blogspot.com

  8. Rina Marchand dit :

    Bonjour M. Plourde,

    La Fondation s’attarde effectivement aux éléments de nature statistique afin de mesurer l’entrepreneuriat québécois. Elle se base aussi sur les observations de son Centre de recherche et de vigie sur la culture entrepreneuriale et sur l’expérience des nombreuses personnes qui gravitent non loin de la Fondation, tels les 1 200 mentors du Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship.

    Notre angle se porte définitivement sur l’entrepreneur lui-même (et l’aspirant entrepreneur), ce qui le freine ou au contraire ce qui le pousse à entreprendre.

    Cela s’inscrit dans un contexte social, évidemment, mais sans jamais oublier que l’entrepreneuriat est un geste qui émane d’abord d’une personne.

    La Fondation est un organisme neutre dont la mission et les actions sont portés vers un seul objectif : stimuler la culture entrepreneuriale.

    Nous visons donc à influencer tous les « acteurs » de la société (parents, enfants, milieu scolaire, milieu des affaires, médias, leaders locaux, régionaux et nationaux, etc.) vers ce seul objectif.

    Au-delà des chiffres et faits colligés par la Fondation, manquons-nous de vision lorsque nous disons que notre seule et unique cause doit être portée par TOUS les acteurs, sans égard aux allégeances politiques et sociales de ceux-ci?

    Je ne crois vraiment pas.

    Merci,

    Rina Marchand
    Directrice, communication et mise en marché

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