Cette semaine, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) a proposé de stimuler l’entrepreneuriat à travers un nouvel instrument fiscal, le régime d’accession à l’entrepreneuriat. Il n’y a pas à dire, les idées les plus simples sont les meilleures!
Simple comme le RAP, le régime d’accession à la propriété, un instrument déjà connu et très populaires auprès des propriétaires fonciers du Québec, le RAE permettrait d’utiliser ses REER pour acheter une entreprise. C’est tellement une bonne idée que je me mords les doigts de ne pas y avoir pensé avant. J’aurais vraiment aimé en avoir la maternité!
Depuis le temps que je me dis qu’il y a détournement de fonds vers les REER, dépersonnalisation de l’investissement et institutionnalisation de l’entrepreneuriat et du financement (notamment du capital de risque). Voilà enfin une idée qui fait pleinement du sens, de tout bord tout côté.
Je pousserais plus loin encore cette idée. Pourquoi limiter le programme à l’achat d’une entreprise. Je sais, nous souhaitons à tout prix régler le problème du transfert de propriété, mais rappelons-nous que la majorité des entreprises québécoises ont moins de 5 employés et tournent autour du personnage principal qui s’appelle le propriétaire dirigeant de l’entreprise. Monsieur Tremblay Ski Doo, c’est difficile à vendre. Je crois que plusieurs entreprises poussiéreuses doivent fermer. Mais ça, c’est un autre débat…
En ce sens, et aussi parce que je souhaite me rattraper pour la maternité(!), je recommanderais de rendre accessible ce régime aussi aux créateurs d’entreprises qui partent de zéro et pas seulement aux acheteurs d’entreprises existantes. Quelle bonne façon de dynamiser notre économie en stimulant la concurrence… et de régler en partie le manque de « love money » pour les entrepreneurs québécois.
Par ailleurs, la RJCCQ recommande d’établir la participation financière à au moins 50% des actions d’une compagnie. Pourquoi 50 %? On tente aux quatre coins du monde de nous faire acheter des trios! Devenir propriétaire à 33% peut être une excellente initiation aux affaires et c’est aussi vrai pour d’autres modèles économiques, tel le modèle coopératif. Il s’agit d’alternatives tout aussi intéressantes, puisque l’idée de base, c’est de mettre les Québécois à l’heure de l’entrepreneuriat. Doit-on le rappeler? Ça urge!
En espérant que la concrétisation de cette initiative soit annoncée dès le prochain budget, je poursuis ma réflexion pour trouver une idée aussi bonne…
Bravo au RJCCQ pour cette idée géniale!

Bonjour,une question et/ou une suggestion qui pourrait optimiser l’idée, ne pourrions-nous pas reinvestir les réer dans une compagnie déjà existante pour relancer ladites entreprise si celle-ci a besoin d’un petit coup de pouce financier sans se buter à un mur d’institution financière?
Bonjour,
C’est une excellente idée! J’en connais plusieurs qui s’en seraient prévalus, s’il avait été possible de le faire. Il faut qu’elle permette aussi le démarrage d’entreprise pas seulement le rachat. Et aussi, le ré-investissement, par le propriétaire ou d’autres investisseurs.
Toutefois, malgré la logique d’une telle mesure, elle risque de se heurter à quelques oppositions (semble t-il que le niveau d’épargne des canadiens est trop bas. Alors, ce genre de proposition ne va pas arranger les choses).
Quelle belle idée de simplifier l’utilisation des RÉER pour s’en servir de mise de fonds pour l’achat ou le démarrage d’une entreprise! En fait, généralement, nos placements RÉER servent à financer des entreprises sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle alors qu’avec un tel régime, il devient possible d’accéder à l’entrepreunariat et un plus, le nouvel entrepreneur prend le contrôle de ses investissements. En demeurant prudent et en conservant des placements hors de l’entreprise achetée, un tel programme faciliterait certainement le transfert des entreprises en manque de relève à de jeunes entrepreneurs de qualité!
On attend un projet de loi!
Une idée qui doit faire son chemin vers le bureau du ministre concerné… Nous avons un centre de transfert d’entreprises et une des difficultés que nous observons ets le manque de fonds du releveur.
Bravo au RJCCQ!