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	<title>Entrepreneuriat.inc &#187; Éditoriaux</title>
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	<description>Le blogue de la Fondation de l&#039;entrepreneurship</description>
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		<title>Global Entrepreneurship Competition  &#8211; « Et le gagnant est&#8230;.. »</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 20:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mario Girard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernière minute!  Les 37 juges internationaux ont voté&#8230; Je suis fier et même un peu taquin avec mes collègues, car chaque juge devait choisir 3 entreprises :
- 3 points pour la première
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et
- 1 pour son 3e choix.
J&#8217;ai voté pour les 3 entreprises qui ont gagné ce qui est assez rare dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière minute!  Les 37 juges internationaux ont voté&#8230; Je suis fier et même un peu taquin avec mes collègues, car chaque juge devait choisir 3 entreprises :</p>
<p>- 3 points pour la première<br />
- 2 pour la deuxième<br />
et<br />
- 1 pour son 3e choix.</p>
<p>J&#8217;ai voté pour les 3 entreprises qui ont gagné ce qui est assez rare dans le groupe des juges. Mon pif d&#8217;entrepreneur est encore bon. J&#8217;ai juste inversé la 2<sup>e</sup> et la 3<sup>e</sup> place. J&#8217;ai eu un petit faible aussi pour une entreprise japonaise qui fait quelque chose de vraiment chouette : Phyzios Studio.</p>
<p>Les 3 gagnants sont dans l&#8217;ordre :</p>
<p>- Peer Transfer des États-Unis (MIT) : 20K Euros au grand gagnant</p>
<p>- CatchaAd de l&#8217;Allemagne : 10 K Euros</p>
<p>- Gold-I du Royaume-Uni : 5 K Euros.</p>
<p>Et ce, en plus de toute une reconnaissance internationale.</p>
<p> Chose certaine : bravo à tous les participants!</p>
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		<title>Barcelone : la fusée de l’entrepreneuriat</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 14:48:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mario Girard</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En direct du Hit Barcelona-World Innovation Summit, (conjointement avec deux autres événements de même nature dont the Entrepreneur Day, réunissant plusieurs milliers de personnes), qui s&#8217;est terminé hier à Barcelone dans leur impressionnant Centre des congrès, je vous livre mes impressions sur cette rencontre mondiale unique qui propose des espaces dédiés aux connaissances, aux idées innovantes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En direct du <a href="http://www.hitbarcelona.com/es/Hit-Barcelona-2010.axd">Hit Barcelona-World Innovation Summit</a>, (conjointement avec deux autres événements de même nature dont the <em>Entrepreneur Day</em>, réunissant plusieurs milliers de personnes), qui s&#8217;est terminé hier à Barcelone dans leur impressionnant Centre des congrès, je vous livre mes impressions sur cette rencontre mondiale unique qui propose des espaces dédiés aux connaissances, aux idées innovantes et aux grandes opportunités d’affaires.</p>
<p>Barcelone est assurément une ville fantastique. Dans tous les sens du terme! En tant qu’entrepreneur, je suis épaté de constater le dynamisme entrepreneurial de cette cité. Barcelone respire l’entrepreneurship à plein nez. J’aime cette odeur, ce parfum de réussite.</p>
<p>L’entrepreneuriat est bel et bien un concept qui a fait son chemin dans cette ville ibérique. Y règne un mariage subtil et exceptionnel entre le parc des affaires et la zone résidentielle. Tout est harmonieusement intégré pour favoriser le rapprochement de l’entrepreneur à la population. Selon Richard Florida, l’un des gourous du développement mondial en développement urbain, Barcelone est la plus belle évolution urbaine et de développement économique des 25 dernières années de tout l&#8217;Occident. Le gouvernement et la ville y sont pour beaucoup en supportant entièrement ce mouvement de développement entrepreneurial. Barcelone est, à mon sens, une véritable communauté entrepreneuriale, modèle que nous déployons chez nous. Comme le confiait ma collègue <a href="http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/lotbiniere-mise-sur-lentrepreneuriat-et-pas-seulement-pendant-la-semaine-de-la-culture-entrepreneuriale">Jessica Grenier dans un récent billet</a>, une <em>communauté entrepreneuriale</em> se concrétise dans l’action et les petites victoires. C’est ce qui se passe à Barcelone!</p>
<p>Lors de ces deux jours, des directeurs d’entreprises, créateurs d’innovations, investisseurs et entrepreneurs ont été réunis pour partager leurs idées, favoriser la création de projets et redéfinir les clés du succès d’entreprises. Un incroyable brassage de visions! On y sent battre le pouls de l’entrepreneuriat.</p>
<p>Je me rends compte aussi que la vague de l’entrepreneurship déferle en Europe, plus fortement qu’en terre québécoise. Il va définitivement falloir augmenter la cadence au Québec si on veut rejoindre les premières places du palmarès ou même juste pour ne pas se laisser distancer dangereusement.</p>
<p>Honnêtement, c&#8217;est impressionnant de voir tout ce qui se passe ici, et à quel point la performance est valorisée. Ce sommet aura vraiment été très stimulant et enrichissant.</p>
<h4>Global Entrepreneurship Competition</h4>
<p>J’agis à titre de panéliste et de juge de ce concours international pour entreprises émergentes du secteur des nouvelles technologies. La compétition est rude entre les 23 projets de jeunes entreprises démarrées provenant d&#8217;une vingtaine pays. Toutefois, je trouve cela très stimulant et captivant d’être au cœur de ce concours mondial. On s’abreuve du potentiel incroyable de ces projets. Aussi déchirant que soit le choix, il faudra élire un gagnant. C’est la <em>game</em>!</p>
<p>Les <em>startups</em> foisonnent ici. Tout est mis en œuvre pour bien les entourer &#8211; à preuve les nombreuses grappes d’innovation technologique de Barcelone (et de l&#8217;Europe en général). D’ailleurs, l&#8217;expression « elevator pitch » semble faire partie du vocabulaire quotidien ici.</p>
<p>Outre les 23 finalistes internationaux, il y a un concours avec 100 entreprises plus locales et toutes sans exception ont leur « elevator pitch » d’une minute pour se présenter. D&#8217;ailleurs, je reconnais une fébrilité comparable à ce qui se passe avec les entrepreneurs technos du <a href="http://croissanceqctechno.ning.com/">programme CQT</a> au Québec. Ken Morse de l&#8217;université MIT est du reste impliqué ici comme professeur invité à ESADE et on sent déjà qu&#8217;il occupe une place importante auprès de la communauté entrepreneuriale.</p>
<p>Bref, l’heure n’est plus à promouvoir l’importance de la culture entrepreneuriale. Il est temps de passer à l’action, et ce, dès maintenant.</p>
<p>Embarquez-vous avec nous pour créer plus d’entrepreneurs à succès chez nous, au Québec?</p>
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		<title>Québec: la rayonnante, l’entrepreneuriale</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 17:14:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous avons parcouru plusieurs régions du Québec pour présenter une conférence qui s’intitule : « Mobilisez le potentiel entrepreneurial de votre collectivité ». Cette conférence a pour but d’éveiller les populations et leurs leaders au potentiel de créativité et d’audace qui dort dans les chaumières de leurs villes et villages! Nous avons initié ces conférences sous ce que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons parcouru plusieurs régions du Québec pour présenter une conférence qui s’intitule : « <a href="http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/vigie-recherche/conferences-formations-animation/mobilisez-potentiel.asp">Mobilisez le potentiel entrepreneurial de votre collectivité </a>». Cette conférence a pour but d’éveiller les populations et leurs leaders au potentiel de créativité et d’audace qui dort dans les chaumières de leurs villes et villages! Nous avons initié ces conférences sous ce que nous pouvons appeler amicalement le régime Labeaume, du nom de l’ancien président-directeur général de la Fondation de l&#8217;entrepreneurship.</p>
<h4>Contrôler sa destinée</h4>
<p>Le passage de Régis Labeaume, actuel maire de la Ville de Québec, à la Fondation de l’entrepreneurship aura marqué nos interventions de manière bien précise. Il croyait fermement au leadership des élus locaux pour impulser de nouvelles trajectoires de développement. Il l’a systématiquement répété, « les élus locaux ne devraient pas attendre le salut de l’extérieur. Ils ont des moyens d’agir par l’entrepreneuriat. Tout cela part de la base, de ses citoyens. Ils doivent avoir de l’ambition, de l’esprit d’entreprise et le support de leurs leaders locaux et de leurs pairs. ».</p>
<h4>L’audace et la vision</h4>
<p>Nul doute que Régis Labeaume a appliqué ce qu’il prêchait à la Fondation. Si les élus gèrent leur ville avec une mentalité d’entrepreneur, ils commenceront à projeter leur ville dans le futur. Qu’est-ce que je veux faire avec ma ville? Comment puis-je y arriver? Quand la vision est bien définie, le reste est une question de ressources, d’opportunités et de communication. « Québec est la plus belle ville que j’ai vue au monde », dit-il encore. Québec doit aspirer à autre chose, elle doit figurer parmi les étoiles. Élu pour ses idées, le maire s’applique à mettre sa vision entrepreneuriale en œuvre au quotidien.</p>
<h4>Saisir les opportunités</h4>
<p>En entrepreneur audacieux, Régis Labeaume a saisi l’opportunité qui s’offrait à lui lors du 400<sup>e</sup>. Quelle belle situation pour mobiliser ses citoyens? Quelle remarquable occasion de rappeler au monde que sa ville est belle et qu’elle a beaucoup à offrir? D’autres critiqueront cette façon populiste de diriger. Du pain et des jeux!  Tant mieux. Pourquoi ne pas profiter de la manne du 400<sup>e</sup>? Ce n’est pas les millions qui ont déferlé sur la ville qui ont transformé Québec. Ces derniers n’exercent pas de leadership, ils sont le levier pour l’exercer. C’est exactement cela l’entrepreneuriat, saisir des opportunités pour faire progresser ses projets! </p>
<h4>Profiter des médias</h4>
<p>Il y a plus. Avez-vous déjà vu un maire aussi médiatisé en si peu de temps?  Du vedettariat ou de l’opportunisme? La population jugera. N’empêche, cela aide grandement à communiquer son plan de match. Les médias deviennent un canal essentiel au développement économique d’aujourd’hui. Les élus peuvent s’en servir. Ils doivent s’en servir. Par ses multiples apparitions publiques, le maire de Québec a communiqué sa passion pour sa ville, sa fierté à ses citoyens et sa vision pour l’avenir.</p>
<h4>Garder la ligne dure!</h4>
<p>Quels autres éléments sont à considérer? S’entourer d’une équipe rapprochée qui partage la même vision et qui possède des compétences clés pour la mettre en œuvre. Et ne pas tergiverser. Combien de projets n’ont pas vu le jour au Québec parce qu’une poignée de contestataires s’y opposait? La persévérance est une qualité partagée des entrepreneurs.</p>
<h4>90 % du travail d’effectuer!</h4>
<p>Maintenant, il ne fait aucun doute dans notre esprit, le potentiel entrepreneurial de la ville est maintenant mobilisé. Cette énergie entrepreneuriale est contagieuse, elle a une forte capacité d’attraction.  Bref, les gens de Québec sont en mode projet. Si la tendance se maintient, Régis Labeaume sera encore leur prochain chef d’orchestre pour les prochaines années! Québec n’a pas fini de nous surprendre!</p>
<p>Pour plus d’informations sur la conférence et sur le projet de villes entrepreneuriales, consulter <a href="http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/vigie-recherche/conferences-formations-animation/default.asp">le site Internet de la Fondation de l’entrepreneurship</a>.</p>
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		<title>Bâtissons l’avenir de façon entrepreneuriale</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 17:33:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Plusieurs jeunes ont été conviés pour échanger sur une diversité de pistes tout aussi pertinentes que réalistes pour « bâtir l’avenir », le thème du colloque du RJCCQ et Force jeunesse qui a eu lieu samedi 20 février. Il ne fait aucun doute pour moi : nous devons entrevoir l’avenir avec confiance, persévérance, audace et… ambition. Nous avons, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.batissonslavenir.com/2010/programme.html">Plusieurs jeunes ont été conviés pour échanger sur une diversité de <strong>pistes tout aussi pertinentes que réalistes</strong></a><strong> </strong>pour « bâtir l’avenir », le thème du colloque du RJCCQ et Force jeunesse qui a eu lieu samedi 20 février. Il ne fait aucun doute pour moi : nous devons entrevoir l’avenir avec <strong>confiance, persévérance, audace et… ambition. </strong>Nous avons, au Québec plus qu’ailleurs, de grands défis à relever pour bâtir notre avenir. </p>
<h4>Des qualités entrepreneuriales</h4>
<p>Je parle très souvent de l’entrepreneuriat comme un ingrédient essentiel pour construire cet avenir. D’ailleurs, en animant un atelier sur l’entrepreneuriat jeunesse au Colloque Bâtissons l’avenir, ma collègue <a href="http://blogue.entrepreneurship.qc.ca/index.php/actualites_fondation/l-arriere-scene-de-l-atelier-entrepreneuriat-presente-au-colloque-batissons-l-avenir">Jessica Grenier a réaffirmé l’ampleur de ce défi à relever</a>. Le constat : nous sommes loin derrière nos homologues canadiens en matière d’entrepreneuriat. Plus loin encore en matière d’entrepreneuriat à valeur ajoutée et générateur de richesse. Ambition, où es-tu?</p>
<p>Nous avons besoin de plus d’entrepreneurs, de plus d’entreprises. Et en ce sens, l<a href="http://blog.rjccq.com/2010/02/acheter-une-entreprise-avec-ses-reer/">e Regroupement des jeunes chambres de commerce (RJCCQ) a confirmé son appui à la cause entrepreneuriale en proposant l’idée du RAE, le régime d’accession à l’entrepreneuriat</a>. Quelle bonne idée! J’aurais vraiment aimé en avoir la maternité!</p>
<p>N’empêche que le socle de toute entreprise repose sur un savant mélange de confiance, de persévérance, d’audace et d’ambition. À ce chapitre, je nous trouve tellement frileux. <a href="http://lesaffaires.com/blogues/diane-berard/les-quebecois-ont-moins-de-difficulte-a-parler-de-sexe-que-d-ambition/510564">L’article de Mme Bérard</a> dans le journal <em>Les Affaires</em> met précisément le doigt sur un maillon faible de notre culture. La peur de briller parmi les étoiles! Nous n’osons pas nous projeter parmi elles. L’ambition, ça fait « frais»! On ne veut surtout pas se prendre pour un autre… Ben, voyons!</p>
<p>Pourtant, je suis convaincue que nous devrions tous être des « frais chiés » de classe mondiale, entendre bien évidemment être trop fiers de ce que nous sommes. Nous devrions être plus confiants de nos forces, de notre potentiel créatif et gardien de nos ressources. Cela nous appartient, pouvons-nous en tirer profit? Nous devrions tous être en train de vouloir vendre un peu de ce que nous sommes aux quatre coins du monde. Allons-y donc : les meilleurs meubles sont québécois, les meilleurs avions sont québécois, les meilleurs bleuets… sont saguenéens.</p>
<p>Il y a des gens qui nous disent qu’il n’y a pas d’opportunité d’affaires. C’est faux.  Ils ne les voient pas. Moi je compare les opportunités d’affaires à la sauce à spaghetti. Tout le monde est capable d’en faire, mais il y en a qui sont capables d’en vendre. Quand on est convaincu qu’on a la meilleure recette, on peut la vendre aux quatre coins du monde. Les opportunités sont accessibles à tous. La base, c’est la confiance, la persévérance et un brin, non — un gros « truck » d’audace.</p>
<p>Le problème, c’est quand on ne risque rien, on risque encore plus. Qu’est-ce qu’on attend donc pour oser, se vanter et foncer?</p>
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		<title>Régime d’accès à l’entrepreneuriat: quelle bonne idée à développer!</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Feb 2010 18:39:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette semaine, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) a proposé de stimuler l’entrepreneuriat à travers un nouvel instrument fiscal, le régime d’accession à l’entrepreneuriat. Il n'y a pas à dire, les idées les plus simples sont les meilleures!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette semaine, le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) a proposé de stimuler l’entrepreneuriat à travers un nouvel instrument fiscal, le régime d’accession à l’entrepreneuriat. Il n&#8217;y a pas à dire, les idées les plus simples sont les meilleures!</p>
<p>Simple comme le RAP, le régime d’accession à la propriété, un instrument déjà connu et très populaires auprès des propriétaires fonciers du Québec, le RAE permettrait d&#8217;utiliser ses REER pour acheter une entreprise.  C’est tellement une bonne idée que je me mords les doigts de ne pas y avoir pensé avant.  J’aurais vraiment aimé en avoir la maternité!</p>
<p>Depuis le temps que je me dis qu’il y a détournement de fonds vers les REER, dépersonnalisation de l’investissement et  institutionnalisation de l’entrepreneuriat et du financement (notamment du capital de risque). Voilà enfin une idée qui fait pleinement du sens, de tout bord tout côté.</p>
<p>Je pousserais plus loin encore cette idée. Pourquoi limiter le programme à l’achat d’une entreprise. Je sais, nous souhaitons à tout prix régler le problème du transfert de propriété, mais rappelons-nous que la majorité des entreprises québécoises ont moins de 5 employés et tournent autour du personnage principal qui s’appelle le propriétaire dirigeant de l’entreprise. Monsieur Tremblay <em>Ski Doo</em>, c’est difficile à vendre.  Je crois que plusieurs entreprises poussiéreuses doivent fermer.  Mais ça, c’est un autre débat…</p>
<p>En ce sens, et aussi parce que je souhaite me rattraper pour la maternité(!), je recommanderais de rendre accessible ce régime aussi aux créateurs d’entreprises qui partent de zéro et pas seulement aux acheteurs d’entreprises existantes. Quelle bonne façon de dynamiser notre économie en stimulant la concurrence&#8230; et de régler en partie le manque de « love money » pour les entrepreneurs québécois.</p>
<p>Par ailleurs, la RJCCQ recommande d’établir la participation financière à au moins 50% des actions d’une compagnie. Pourquoi 50 %?  On tente aux quatre coins du monde de nous faire acheter des trios!  Devenir propriétaire à 33% peut être une excellente initiation aux affaires et c’est aussi vrai pour d’autres modèles économiques, tel le modèle coopératif.  Il s’agit d’alternatives tout aussi intéressantes, puisque l’idée de base, c’est de mettre les Québécois à l’heure de l’entrepreneuriat.  Doit-on le rappeler? Ça urge!</p>
<p>En espérant que la concrétisation de cette initiative soit annoncée dès le prochain budget, je poursuis ma réflexion pour trouver une idée aussi bonne&#8230;</p>
<p>Bravo au RJCCQ pour cette idée géniale!</p>
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		<title>La Révolution tranquille était entrepreneuriale</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Feb 2010 15:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En cette période budgétaire, le débat autour des déficits ressurgit. Plus le temps file et plus l’absence de grands changements pèse sur notre équilibre présent et pire encore, sur notre avenir. Nombreux sont les défis qui nous attendent au détour. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En cette période budgétaire, le débat autour des déficits ressurgit. Plus le temps file et plus l’absence de grands changements pèse sur notre équilibre présent et pire encore, sur notre avenir. Nombreux sont les défis qui nous attendent au détour.</p>
<p>Le premier est sans conteste le défi de renouveler nos institutions publiques! C’est une condition de base. Il faut que nous acceptions collectivement ce défi. Cela est de l’ordre de la responsabilité, car nous ne pourrons tout simplement pas tenir financièrement. Éducation, santé, infrastructures, économie, etc. Le ministre des Finances, Raymond Bachand l’a bien affirmé lundi… «  Il faut une révolution culturelle ». Le mot révolution me rend nostalgique d’une époque que l’on m’a tellement idéalisée. Je suis endeuillée de la Révolution tranquille!</p>
<h4>Autopsie de la Révolution tranquille</h4>
<p>Parlons-en donc de cette Révolution tranquille. Il faut se mettre à échanger avec des gens d’ailleurs pour réaliser que le Québec s’est développé en 40-50 ans! Je suis d’avis que le Québec serait encore à l’âge de pierre sans cette Révolution tranquille. Quels en étaient les ingrédients? Le désir de se sortir des dogmes de la religion et de s’affranchir des étrangers, notamment des patrons anglais, bref le besoin de contrôler sa destinée spirituelle et économique.  Le tout conjugué à la saveur baby boomers avec toute la naïveté, l’énergie, l’audace de la jeunesse et le désir de se doter des bons systèmes pour progresser. Quand je regarde ça aujourd’hui, je me dis : quels audacieux téméraires! Ils ont construit une économie solide en moins de 40 ans. C’est drôle, il me semble que ce petit je ne sais quoi a permis à toute une génération d’oser voir grand, d’oser prendre la place qui leur revenait. La Révolution tranquille avait tout ce qu’il y a de plus entrepreneurial.</p>
<p>Nous ne reverrons pas cela de si tôt, une société où règnent les idées des plus jeunes, capables de remettre en cause les institutions les plus sacrées. Dans le panorama des 20 prochaines années, nous aurons affaires à une société plutôt vieillissante, dont les priorités tourneront autour de la santé, de l’assurance médicament, des baisses d’impôts et du bingo. Vivons-nous le retour du balancier?</p>
<h4>Quelle est l’équation qui nous sortira de cet enlisement?</h4>
<p>Dans cet esprit, je ne peux que saluer les efforts du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RCJJQ) : susciter l’implication des jeunes dans la sphère politique et économique, encourager les entrepreneurs à partager des solutions dynamiques et créatives. Inciter au partage des idées comme lors du Colloque Bâtissons l’avenir. Le RCJJQ doit poursuivre sa mission et favoriser la représentativité des jeunes de tout le Québec. Tout cela m’apparaît comme déterminant pour l’avenir économique de la province.</p>
<p>Cette prise en main de l’avenir par les jeunes et moins jeunes, conjuguée à des programmes comme ceux de la Fondation de l’entrepreneurship et de ses nombreux partenaires qui stimulent l’entrepreneuriat et la réussite des entreprises au Québec constituent des solutions éclairées. Mais pour révolutionner notre culture d’État-providence, commencer à véritablement créer de la richesse et façonner notre autonomie, ces solutions devront incontestablement s’adjoindre une bonne dose de détermination politique.</p>
<p>Monsieur Bachand, nous répondons à l’appel de cette nouvelle révolution culturelle et vous invitions à initier la révolution structurelle.  Pas trop tranquille comme programme!</p>
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		<title>Entrepreneuriat 101 : Le Québec recalé?</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 15:21:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mario Girard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon expérience personnelle et mes fières origines de « bleuet » me permettaient de croire que les Québécois ont l’entrepreneuriat dans le sang. Ah oui? Avec une province qui produit en proportion deux fois moins de propriétaires d’entreprises que partout ailleurs au Canada (16 % au Québec comparativement à 27 %)? On souffre plutôt d’anémie entrepreneuriale aigüe.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’aurais jamais accepté de diriger la Fondation de l’entrepreneurship sans avoir comme assise mes quelque 20 années d’expérience à titre d’entrepreneur en technologie avec des entreprises telles <a href="http://www.nstein.com">Nstein Technologies</a>. Un bagage qui me permet de faire le pont entre la réalité d’être entrepreneur et celle de l’entrepreneuriat québécois. Et cette dernière m’a été révélée sous un bien mauvais jour avec <a href="http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/colloque-annuel/2009/indice_entrepreneurial_quebecois.asp">l’Indice entrepreneurial québécois</a> que la Fondation a lancé en 2009 en collaboration avec Léger Marketing. Mon expérience personnelle et mes fières origines de « bleuet » me permettaient de croire que les Québécois ont l’entrepreneuriat dans le sang. Ah oui? Avec une province qui produit en proportion deux fois moins de propriétaires d’entreprises que partout ailleurs au Canada (16 % au Québec comparativement à 27 %)? On souffre plutôt d’anémie entrepreneuriale aigüe.</p>
<p>Il y a sûrement quelque chose qui va bien, alors? Pas tant que ça, en fait, considérant que la période de démarrage de nos entreprises est plus longue ici que dans le reste du pays… qu’une fois créées, ces entreprises durent moins longtemps… que nos entrepreneurs sont inexpérimentés et que l’entrepreneuriat jeunesse est loin d’être aussi florissant qu’escompté… et qu’on ajoute à cela une culture qui a l’échec en sainte horreur, qui ne sait pas encore comment transmettre son savoir aux générations futures et qui prône certes certaines valeurs, mais surtout pas la performance entrepreneuriale… Finalement, je crois qu’il est temps que j’apprenne le chinois…</p>
<p><strong>La pyramide (ou le « pipeline ») entrepreneuriale</strong></p>
<p>L’entrepreneuriat n’est pourtant pas un concept asiatique, ni d’universitaires en mal d’action. Dans nos villes du Québec, il y a des gens qui pensent entreprendre, d’autres (beaucoup moins nombreux) qui sont passés à l’action. Et une poignée, parmi ceux-là, a réussi à maintenir en vie leurs entreprises. C’est simple,  la pyramide (ou le « pipeline ») entrepreneuriale ressemble à ça :</p>
<p><strong>Pour une population de 1000 habitants:</strong></p>
<p>— 535 personnes s’estiment capables de créer une entreprise</p>
<p>— parmi celles-ci, 70 ont l’intention d’entreprendre dans leur vie</p>
<p>— 28,2 sont en phase de prédémarrage</p>
<p>— Sur ces 28,2, seulement 8,3 vont réussir à se rendre à la création d’une entreprise et espérer générer 81,8 nouveaux emplois</p>
<p>— Après 5 ans, 2,9 seront encore en vie, générant un total de 36 emplois</p>
<p>— 1 d’entre elles aura plus de 10 employés</p>
<p>Il faut se donner un objectif collectif d’améliorer notre « pipeline » entrepreneurial. Il y a plusieurs organismes qui sont sur le terrain et qui interviennent à différents niveaux de ce « pipeline ». Prenons par exemple les agents de sensibilisation jeunesse qui vont sur le terrain parler d’entrepreneuriat à nos jeunes et qui, par le fait même, ont un impact potentiel sur le nombre de personnes qui auront l’intention d’entreprendre. Le Concours québécois en entrepreneuriat, qui en est rendu à plus de 52 536 projets entrepreneuriaux déposés, a aussi un impact sur le même indicateur. D&#8217;autres organismes, tels les CLD du Québec, travaillent de façon plus ciblée au prédémarrage et au démarrage d’entreprises.</p>
<p>Cependant, en dépit de toutes ces initiatives, le Québec n’a pas réussi à développer un objectif global et par conséquent des objectifs spécifiques pour chacune des étapes du « pipeline », pour ensuite mesurer périodiquement l’impact de chacune de ces initiatives. Pourtant, c’est à mon avis la seule façon de progresser… C’est d’ailleurs pourquoi la Fondation a créé l’Indice entrepreneurial québécois. </p>
<p>La Fondation mène deux grands projets structurants, les <a href="http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/vigie-recherche/communaute-entrepreneuriale.asp">Communautés entrepreneuriales</a> et le mentorat pour entrepreneurs (via le <a href="http://www.reseaum.com/">Réseau M</a>) qui influent, d’une part, sur la culture entrepreneuriale et les intentions d’entreprendre des habitants d’une région et, d’autre part, sur la longévité et la santé des entreprises créées. Deux leviers très concrets ayant la capacité de renverser la vapeur. En effet, l’impact de tels projets sur la pyramide peut être très concret, tel que le démontrent les données de la Fondation. En effet, en implantant le Réseau M, on peut doubler le taux de survie des entreprises et en implantant quelques pratiques du projet de Communautés entrepreneuriales, on arrive au même résultat pour le taux d’intention d&#8217;entreprendre. En ces termes, voici ce que pourrait représenter le pipeline amélioré :</p>
<p><strong>Sur 1000 personnes :</strong></p>
<p>— 535 personnes s’estimeraient capables de créer une entreprise</p>
<p>— De ce nombre, 140 auraient l’intention d’entreprendre dans leur vie</p>
<p>— 56,4 seraient en phase de création</p>
<p>— 16,6 créeraient une entreprise</p>
<p>— Après 5 ans, 11,6 seraient encore en vie</p>
<p>— 4 d’entre elles auraient plus de 10 employés</p>
<p>Les fins d’années sont toujours propices aux bilans et évaluations. En matière d’entrepreneuriat, le Québec est loin d’avoir la note de passage. Et les conséquences peuvent être désastreuses. Si on se donne collectivement le droit à l’erreur, nous pourrons persévérer malgré les obstacles. Cela veut aussi dire que le Québec a encore devant lui de belles opportunités… Et l’entrepreneur en moi n’a qu’une seule envie : les saisir.</p>
<p> <a title="Mario Girard au Canal Argent" href="http://videos.argent.canoe.ca/recherche/mario%20girard/mario-girard/57383123001" target="_blank">Visionnez l&#8217;entrevue donnée à Canal Argent en lien avec ce billet.</a></p>
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		<title>Immersion entrepreneuriale en territoire beauceron</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 03:08:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jeunesse et éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits et entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Éditoriaux]]></category>
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		<category><![CDATA[Culture entrepreneuriale]]></category>
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		<category><![CDATA[Milieu entrepreneurial]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis plusieurs mois, je travaille avec des dizaines d’entrepreneurs beaucerons pour mettre au monde la première École d’entrepreneurship de Beauce. À titre de chercheure en entrepreneuriat, je dois avouer que je bénéficie d’un grand privilège. J’expérimente une immersion complète dans un environnement entrepreneurial renommé, j’y crée une école d’élite pour entrepreneurs. Parallèlement, j’y redécouvre les traits [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis plusieurs mois, je travaille avec des dizaines d’entrepreneurs beaucerons pour mettre au monde la première <strong><a href="http://www.eebeauce.com/">École d’entrepreneurship de Beauce.</a> </strong>À titre de chercheure en entrepreneuriat, je dois avouer que je bénéficie d’un grand privilège. J’expérimente une immersion complète dans un environnement entrepreneurial renommé, j’y crée une école d’élite pour entrepreneurs. Parallèlement, j’y redécouvre les traits de personnalité des entrepreneurs à succès et ceux qui caractérisent les sociétés entrepreneuriales. Rien de mieux pour se frotter à la réalité.</p>
<p><strong>Les Beaucerons, ces entrepreneurs</strong></p>
<p>Les Beaucerons ont compris depuis longtemps que les emplois pour leurs habitants sont créés par eux-mêmes. Je ne sais pas combien de fois je l’ai entendu de la bouche des acteurs du terrain. Dans mon jargon, je dirais que cette vision du développement économique est partagée par les grands et les moins grands décideurs, <a href="http://www.entrepreneurship.qc.ca/fr/vigie-recherche/communaute-entrepreneuriale.asp">la définition même d’une communauté entrepreneuriale</a>. Cette croyance se transpose dans un profond besoin de contrôler sa destinée, de garder le contrôle de ses entreprises sur le territoire.  C’est la meilleure façon d’assurer des décisions respectueuses des travailleurs, des fournisseurs et compétiteurs locaux et des habitants.  C’est une dominante culturelle forte qui se transpose aussi sur le plan individuel. Si mon voisin peut être un P.D.G. alors je le peux aussi. De la même façon, si nos voisins sont capables de produire tels ou tels biens, alors nous le pouvons aussi.  Besoin de contrôle et d&#8217;autonomie!</p>
<p><strong>Risque, ambition et confiance!</strong></p>
<p>Vient ensuite une capacité tout aussi individuelle et collective de conjuguer avec le risque, avec des éléments flous qui s’inscrivent toutefois dans une vision à long terme bien claire, affirmée et comprise de tous. Dans le cas du projet d’EEB, celle du président fondateur de l’école,  Marc Dutil, est claire : La ville de St-Georges peut devenir le « Princeton » de l’entrepreneurship avec la création d’une école de haut niveau pour former la relève entrepreneuriale et accélérer le développement des entrepreneurs. &#8212; La ville de Princeton accueille l’une des plus grandes universités au monde et elle compte une population de moins de 20 000 habitants. Il n’est pas question ici d’un projet peu ambitieux. J’ai déjà vu des projets anéantis par le simple dénigrement public de certains médias ou groupes d’intérêt. Des villes où il est interdit de voir grand et d’être ambitieux.  Les Beaucerons croient en eux.  Ils croient en leurs capacités de faire arriver les choses, les petites comme les grandes. </p>
<p>Évidemment, un tel projet ne se réalise pas seul. Depuis plus d’un an, nous recrutons jour après jour des gens qui ont envie de se greffer au projet.  J’ai pu constater à quel point l’entraide et la solidarité sont des valeurs importantes chez les Beaucerons.  Certes, nous travaillons un projet collectif, mais ce désir de collaborer vient spontanément et est un réflexe bien présent. C’est une forme de mentorat collectif, de coaching de groupe. Je suis convaincue qu’un jeune entrepreneur qui se lance en affaires en Beauce trouvera des conseils, un réseau, une écoute et sans doute des anges financiers.  L’esprit de la  communauté pousse le vent dans la direction de l’entrepreneuriat et de l’action &#8211; pas du statu quo.</p>
<p>Ce jeune entrepreneur puisera dans sa communauté de la fierté à entreprendre et à oser.  C’est la fierté d’être entrepreneur dans l’âme et d&#8217;avoir la capacité de livrer dans l’action qui soudent les uns aux autres dans ce grand projet et dans bien d’autres projets, d’ailleurs.  Les entrepreneurs beaucerons sont fiers d’être entrepreneurs beaucerons, fiers du succès des autres comme du leur. </p>
<p>Cette fierté trouve souvent ses racines dans leur histoire familiale. Entrepreneurs et ce, de génération en génération. J’ai rarement rencontré une telle fierté dans un clan familial. L’esprit de famille est partout, avec les défauts de ses qualités. Si tes grands-parents ont gaffé… possible que cela te revienne sur le nez.  Ce n’est pas parfait, mais au bout du compte on privilégie l’harmonie au conflit parce que demain matin, tous se retrouvent à la même table pour le déjeuner, à la même épicerie ou au même party.  Cet esprit de famille induit autre chose de plus fondamental, ce qui, je crois, touche le cœur des motivations pousant à créer et à supporter cette école d&#8217;entrepreneurship : Il y a dans cette région une responsabilité intergénérationnelle; ce souci de transmettre ses forces, son expérience à la prochaine génération.  Selon vous, comment l’École d’entrepreneurship de Beauce a-t-elle pu amasser 1,3 M$ en dons, en Beauce seulement, pendant la pire récession?</p>
<p>Enfin, n&#8217;oublions pas que c’est surtout le travail qui figure comme la clé de la réussite de l’entrepreneuriat beauceron.  C’est plus qu’une valeur forte et partagée.  C’est la condition de base de la réussite : l&#8217;effort et l&#8217;action.</p>
<p>Quelle est la recette de ce miracle beauceron? La vision, l’entraide, la confiance, le travail, la résilience, l’audace, l’esprit de famille, le besoin de garder le contrôle de ses entreprises pour préserver les valeurs qui les habitent.  Des ingrédients que nous tenterons assurément de transmettre dans notre future école des entrepreneurs, l’École d’entrepreneurship de Beauce.</p>
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		<title>Le World Entrepreneurship Forum 2009 de Lyon : des constats qui donnent froid dans le dos</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 20:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
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		<description><![CDATA[En direct du second World Entrepreneurship Forum, qui se tient en ce moment à Lyon, je vous livre mes observations de cet événement dont l’objectif est d’identifier et de formuler des recommandations aux policy makers et aux élus.
Entrepreneurs, experts, académiques de 40 pays, rassemblés actuellement dans la capitale des Gaules, ont échangé pendant trois jours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En direct du second <a href="http://www.world-entrepreneurship-forum.com/2009/">World Entrepreneurship Forum</a>, qui se tient en ce moment à Lyon, je vous livre mes observations de cet événement dont l’objectif est d’identifier et de formuler des recommandations aux <em>policy makers</em> et aux élus.</p>
<p>Entrepreneurs, experts, académiques de 40 pays, rassemblés actuellement dans la capitale des Gaules, ont échangé pendant trois jours de travail intensifs sur une question fondamentale : <strong>de quelle façon les gouvernements locaux, régionaux et nationaux peuvent-ils soutenir le développement de l&#8217;entrepreneuriat?</strong></p>
<p>Je dois avouer que la diversité des besoins, des perspectives et des moyens exprimés par autant de gens conduit vers des généralités. Vers des recommandations mille fois entendues. Accès au financement, formation des enseignants, déréglementation, etc.</p>
<p>Malgré tout, je ne reviens pas au pays les mains vides. J&#8217;aurais appris ça, plus ton auditoire est varié, plus ta question de travail doit être pointue si tu veux des résultats.</p>
<p>J&#8217;ai pu observer aussi des tendances qui, je dois l&#8217;avouer, me donnent des frissons dans le dos. Elles confirment que l&#8217;entrepreneuriat n&#8217;est pas une mode en développement économique, mais une vague de fond, qui déferle dans un nombre croissant de pays et de territoires. À ce titre, les pays les plus entrepreneuriaux en ce moment, notons la Chine, Singapour et l&#8217;Inde multiplient les efforts afin de faciliter l&#8217;entrepreneuriat et soutenir leurs entrepreneurs. Singapour par exemple, a une orientation nationale claire; <em>being a creative and entrepreneurial nation</em>. Les moyens que cette économie déploie sont tout aussi impressionnants que les résultats. Pas étonnant qu&#8217;elle se classe au premier rang des pays où il est facile de faire des affaires, selon le <a href="http://francais.doingbusiness.org/economyrankings/">rapport de la Banque mondiale Doing Business</a>.</p>
<p>Les pays de l’Union européenne embrassent carrément l&#8217;entrepreneuriat. Ils bénéficient de moyens substantiels notamment de fonds d&#8217;aide au développement d&#8217;initiatives. Ils font l&#8217;envie des Canadiens, je vous le confirme!</p>
<p>Les femmes sont en train de révolutionner l&#8217;Afrique avec une vision très inspirante pour l’avenir. J&#8217;oserais même dire une vision entrepreneuriale! J&#8217;y ai entendu que les Africains ont les ressources et ils doivent se prendre en main. J&#8217;y crois. Mais j&#8217;ai peur. Car l&#8217;immobilisme du Canada en matière d&#8217;entrepreneuriat, la rigidité des politiques et programmes, l&#8217;absence de cibles claires et mobilisatrices risquent fort de nous faire perdre du terrain en la matière.</p>
<p>Et vous, ça ne vous donne pas froid dans le dos?</p>
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		<title>Le resto du grilled cheese à 6 $</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 15:22:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nathaly Riverin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Au printemps, les commerces bourgeonnent. Durant l’été, c’est l’effervescence. À l’automne, certains commerçants connaissent un ralentissement et d’autres ne passent tout simplement pas l’hiver.  Quand la nuit est sombre, les étoiles sont plus brillantes (c’est une phrase qui me vient de Bill Aulett, prof. au MIT entrepreneurship Center de Boston). C’est ce que l’on observe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au printemps, les commerces bourgeonnent. Durant l’été, c’est l’effervescence. À l’automne, certains commerçants connaissent un ralentissement et d’autres ne passent tout simplement pas l’hiver.  Quand la nuit est sombre, les étoiles sont plus brillantes (c’est une phrase qui me vient de Bill Aulett, prof. au MIT entrepreneurship Center de Boston). C’est ce que l’on observe tous les hivers et plus encore en période de récession.</p>
<p style="text-align: justify;">Suivant le cycle des saisons, sur les rues les plus achalandées, le scénario se répète.  Même genre de lieu, même type de commerces, même <em>pattern</em>. Coup donc! Au printemps dernier, j’ai vu de l’innovation.  Dans un ancien commerce d’esthétique, des (entrepreneurs) ont créé le restaurant du « Grilled cheese ».  Wow.  Il y a des gens, sur ma rue, qui se sont lancés en affaires, ont investi de l’argent, ont probablement mobilisé leurs amis et leurs familles, se sont peut-être engagés devant une institution financière et ont embauché des employés pour vendre des « Grilled cheese », exclusivement.  Au fromage orange, au fromage jaune, au fromage suisse, au gouda, pain blanc, pain brun, etc.  Attention, pas n’importe quel « Grilled cheese », des « Grilled cheese » à 6 $.</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis tout de suite questionnée sur la logique de création de (l’entrepreneur) et sur son profil.  Est-ce qu’il a fait un plan d’affaires?  A-t-il consulté un comptable? A-t-il un baccalauréat en administration?  Un DEP en cuisine?  Est-il associé avec sa blonde, qui fait les meilleurs « Grilled cheese » du monde?  Sont-ils marié? Ont-ils une maison? De combien ontt-ils hypothéqué leur maison?  Met-il les « Grilled cheese » dans un coffre en bois?  Dans un sac avec du parfum?  Un verre de vin gratuit à l’achat de deux?</p>
<p style="text-align: justify;">S’est-il dit que s’il payait un pain 3 $ et un paquet de fromage 3 $, il pourrait en faire 20.  En les vendant 6 $, il dégagerait des recettes nettes de 114 $ pour 20 unités vendues? Peut-être a-t-il plutôt fait le calcul des dépenses : avec un loyer à 900 $ par mois (assurément, compte tenu de la localisation et de l’achalandage), un prêt à rembourser de 300 $/mois (assurément, car la pièce a été rénovée au complet) et un employé en permanence 9 heures par jour 7 jours sur 7 (1 800 $), donc pour un total de 3 000 $ par mois, il n’aurait qu’à vendre 500 unités par mois ou 16,6 par jour pour atteindre le seuil de rentabilité.  Facile. Avec un pain et un paquet de fromage vendu par jour, l’affaire était dans le sac.</p>
<p style="text-align: justify;">Tout l’été, je me suis demandé qui étaient ces gens qui achetaient des « Grilled cheese » à ce prix.  Pas de frites, pas de salade, rien.  Quelqu’un qui n’a pas la recette?  Deux tranches de pain, avec du beurre d’un côté et du fromage au milieu, 5 min dans la poêle des deux bords.  Qui donc encore s’habillerait, se déplacerait, pour payer 6 $ un produit qui coûte l’équivalent de 25 cents à faire et que n’importe quel enfant de 10 ans est capable de cuisiner lui-même? Visiblement, pas grand monde… puisque le commerce a fermé 6 mois plus tard.  Il a même fermé avant l’automne.  Avant la récession.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a au Québec des centaines d’organismes d’aide à l’entrepreneuriat.  CLD, SADC, SAGE, CJE, CDEC, etc.  Ces gens qualifiés sont là pour vous, messieurs et mesdames, qui caressez le rêve d’ouvrir une entreprise.  Est-ce que notre entrepreneur en « Grilled cheese » a consulté un de ces organismes?  C’est probable.  Gageons qu’il n’était éligible à aucun programme. </p>
<p style="text-align: justify;">Je crois profondément au potentiel de l’entrepreneuriat, à la débrouillardise des entrepreneurs.  Mais il y des limites.  Parmi les 65 % des entreprises qui ne traversent pas la cinquième année, il y a de ces commerces de « Grilled cheese à 6 $ ».  Des entreprises qui n’auraient probablement pas dû voir le jour.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il y a aussi une faille dans le système d’accompagnement à l’entrepreneuriat.  En effet, c’est dans le commerce de détail que nous observons le plus haut taux de faillites commerciales.  Pourtant, dans la très grande majorité des organismes du Québec, il n’y a pas d’aide dans ce secteur.  Pas d’argent, pas d’accompagnement. Une simple discussion avec notre entrepreneur aurait peut-être été salutaire!  J’ai souvent entendu dire ceci : « Nous cherchons les bons prometteurs et les bons projets ».  Est-ce vraiment productif d’aider les plus débrouillards?</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en pensez-vous?</p>
]]></content:encoded>
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