Les 24 et 25 fĂ©vrier dernier, j’ai eu le privilège de participer aux journĂ©es rĂ©seautage organisĂ©es par le SecrĂ©tariat Ă la jeunesse. Une centaine d’organismes reprĂ©sentant et/ou Ĺ“uvrant auprès des jeunes ont rĂ©pondu positivement Ă l’invitation du SAJ Ă faire partie du RĂ©seau des partenaires de la StratĂ©gie d’action jeunesse 2009-2014 (dont un volet complet est dĂ©diĂ© Ă l’entrepreneuriat).
L’objectif de cette rencontre était de partager l’expertise de chaque organisme partenaire, de dégager des pistes de solution sur les enjeux auxquels sont confrontés les jeunes et ultimement de créer des partenariats avec des acteurs partageant les mêmes visées.
Je suis sortie de ces deux journĂ©es marathon ravie et impressionnĂ©e par tant d’idĂ©es, de points de vue et d’Ă©changes (dĂ©bats!) animĂ©s. Voici les thèmes abordĂ©s dans les ateliers auxquels j’ai assistĂ© :
Première rencontre du RĂ©seau Jeunesse qui fut somme tout un succès. Une incroyable volontĂ© d’aider les jeunes et un grand sentiment de mobilisation Ă©taient ressentis lors des tables rĂ©seautage ce qui, je le souhaite, sera Ă l’origine de bien des projets et de bien des partenariats facilitant la rĂ©ussite et l’intĂ©gration de nos jeunes dans la sociĂ©tĂ©.
Mais Ă mon grand dĂ©sarroi, je me rends compte que la culture entrepreneuriale fait encore dĂ©faut dans le milieu jeunesse, n’Ă©tant pas envisagĂ©e comme antidote Ă bien des maux que vivent nos jeunes. Il reste certainement un combat de longue haleine Ă mener. Nous devons encore convaincre des bienfaits de l’entrepreneuriat, surtout les organismes jeunesse qui, sauf une minoritĂ©, voient encore l’entrepreneuriat comme l’apogĂ©e du capitalisme sauvage (j’exagère Ă peine).
Un grand travail sur la culture entrepreneuriale reste à faire. La révolution des cultures, dont parlait le ministre des Finances, Raymond Bachand Bachand, doit passer inéluctablement par la révolution de la culture entrepreneuriale. Comme le disait Nathaly Riverin dans son dernier billet, avant toute chose « pour révolutionner notre culture d’État-providence, commencer à véritablement créer de la richesse et façonner notre autonomie, [la solution de l’entrepreneuriat] devra incontestablement s’adjoindre une bonne dose de détermination politique. »
J’espère qu’un jour le métier d’entrepreneur en sera un aux yeux de tous, permettra à plus de jeunes de visualiser et expérimenter à quoi peuvent « servir » leurs apprentissages et deviendra une source de motivation scolaire. Je salue pour l’heure l’initiative du Secrétariat à la Jeunesse pour sa Stratégie d’Action jeunesse.
Je serai prĂ©sente l’annĂ©e prochaine, mais en attendant de voir si la place de l’entrepreneuriat dans la sociĂ©tĂ© quĂ©bĂ©coise sera davantage reconnue, la Fondation de l’entrepreneurship et ses partenaires continueront Ă valoriser nos jeunes, Ă concrĂ©tiser le gisement d’idĂ©es innovantes et surtout Ă contaminer le QuĂ©bec de son enthousiasme entrepreneurial, notamment Ă travers son Forum d’automne annuel.
Et vous, croyez-vous en la place de l’entrepreneuriat comme solution pour nos jeunes?