Lorsque l’on dĂ©cide d’avoir des enfants avec notre conjoint(e), on se pose plusieurs questions. D’abord sur nous-mĂŞmes et ensuite sur la façon dont on pourra confronter nos valeurs et nos principes avec ceux de notre conjointe. Puis sur le cadre que l’on aimerait donner Ă nos enfants pour qu’ultimement, ils atteignent un objectif qui peut-ĂŞtre, inconsciemment, est celui qu’on a ou qu’on aurait aimĂ© avoir pour nous-mĂŞmes. À travers ce cheminement très personnel, il y a aussi la prĂ©paration avant la naissance qui nous fait vivre des moments excitants, une attente, une anxiĂ©tĂ© face Ă ce qui s’en vient, le tout rempli d’Ă©nergie et de positivisme.
Lorsque les enfants arrivent et que l’on doit mettre en application le plan qu’on s’Ă©tait fait, on s’aperçoit rapidement que la vie en dĂ©cide autrement. Souvent, le sentier est finalement moins droit qu’on l’aurait souhaitĂ©.
Autour de nous, ce sont les amis, les parents et la famille qui nous guident un peu par leurs expériences personnelles ou tout simplement par leurs connaissances théoriques et terre-à -terre du sujet. À travers tous ces conseils, on fait le tri et on espère toujours choisir la meilleure solution, prendre la meilleure décision.
Parmi ceux qui nous entourent, une personne se démarque.
Elle est plus près de nous, on la voit davantage comme un modèle, en qui on a plus confiance et qui va peut-ĂŞtre parvenir, diffĂ©remment des autres, Ă nous redonner confiance, Ă nous guider et Ă nous rĂ©conforter parce que sa façon de s’exprimer et de transmettre ses expĂ©riences nous touchent davantage et nous permettent de mieux comprendre.
Évidemment, tous ces gens qui nous entourent, qui veulent notre bien et celui de nos enfants, ont une influence, mais seulement Ă partir du moment oĂą nous aurons l’esprit assez ouvert pour accueillir leurs remarques et leurs commentaires.
Lorsque, dans ces conversations ou discussions, nos émotions prennent toute la place, on risque de mal interpréter ou de ne pas retirer le maximum de bénéfices que ces personnes peuvent nous apporter.
Une entreprise, c’est comme un enfant
Lorsque l’on souhaite dĂ©marrer son entreprise, on a Ă©videmment de bonnes intentions, on met en place un plan d’affaires et on essaie de prĂ©voir tout ce qui se dĂ©roulera, comme un chemin linĂ©aire dont l’objectif est individuel Ă chacun.
Lorsque l’entreprise prend forme, on s’aperçoit rapidement que le chemin tracĂ© n’est pas du tout le bon. On s’aperçoit aussi qu’on ne peut pas prĂ©voir, parce qu’on ne l’a jamais vĂ©cu. On se laisse bercer par les vagues que la vie nous apporte et on essaie d’en tirer le positif, tel un nouveau parent. On essaie Ă©videmment de prĂ©voir les coups, mais le parcours est toujours plus sinueux que ce que l’on avait pensĂ©.
À une différence près
LĂ ou il y a une diffĂ©rence importante, c’est que lorsque l’on est parent, plusieurs ou Ă peu près tout le monde autour de nous ont eu leurs expĂ©riences. Parents, grands-parents et amis, chacun a vĂ©cu quelque chose de semblable et est prĂŞt Ă nous donner des conseils. Ces conseils, il est facile d’en juger puisque souvent, nous voyons les rĂ©sultats, car leurs enfants sont rendus grands.
Malheureusement, en affaires, les gens d’influence, qui peuvent discuter avec nous en connaissance de cause, qui peuvent nous apporter du soutien, du rĂ©confort, se font plus rares dans notre entourage. Le mentorat pour entrepreneurs a jouĂ© pour moi le mĂŞme rĂ´le qu’un parent ou ami. J’ai trouvĂ© en mon mentor une personne en qui je place une grande confiance parce que j’aime discuter avec elle et suis Ă l’aise de m’ouvrir davantage sur ma rĂ©alitĂ© d’entrepreneur.
Au cours des quelques rencontres que j’ai eues avec M. Trudeau, j’ai certainement appris et grandi en tant que chef d’entreprise, nĂ©gociateur et gestionnaire, mais surtout, en tant qu’individu. Au fil des rencontres, cet homme s’est adaptĂ© aux situations que je vivais et dans lesquelles je me questionnais en tant qu’individu et entrepreneur.
Il a su, jusqu’Ă maintenant, me dire ou me confirmer certaine lignes de pensĂ©es et il a su m’amener ailleurs, sur une avenue que je n’avais pas envisagĂ©e, mais que les expĂ©riences allaient me faire vivre dans les semaines, les mois ou mĂŞme les annĂ©es Ă venir. Jusqu’ici, le mentorat m’a apportĂ© Ă©normĂ©ment. C’est une relation que je qualifierais de privilĂ©giĂ©e, comme avec un grand frère, Ă l’image d’un un phare pour un navire. Il me sert de guide.
J’espère un jour ĂŞtre en mesure de m’impliquer dans le mentorat d’affaires pour tenter de partager mes expĂ©riences et faire cheminer un jeune entrepreneur qui vivra Ă son tour ce que j’ai vĂ©cu.

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JoĂ«l Legault, T.P., 36 ans, est PrĂ©sident et Directeur R&D de Legault et Dubois, Experts-Conseil en bâtiment, situĂ©e en montĂ©rĂ©gie (La Prairie). Legault-Dubois assure des services d’expertise, d’inspections, de conseils, de formation, de recherche et de dĂ©veloppement dans divers secteurs touchant les bâtiments rĂ©sidentiels et commerciaux, neufs et usagĂ©s d’un (1) Ă plusieurs logements.