Voici le dernier billet d’une série de cinq sur notre rapport Culture entrepreneuriale au Québec : nos entrepreneurs prennent-ils racine ?
Comme le mentionnait Claude Ananou, en réponse à mon dernier billet, l’entrepreneuriat est du sur-mesure. C’est pourquoi avoir l’heure juste sur la situation de l’entrepreneuriat au Québec est primordial pour développer un sol riche dans lequel les entrepreneurs pourront facilement s’enraciner, croître et innover. Mais pour y arriver, je crois nécessaire de formuler des pistes d’action qui me semblent susceptibles d’apporter une réponse positive aux principaux irritants à l’entrepreneuriat chez les démarcheurs et entrepreneurs du Québec. Voici quelques réflexions, qui demeurent non exhaustives et ont intérêt à être bonifiées par les entrepreneurs eux-mêmes, mais aussi par les différents acteurs, privés et publics, actifs dans l’entrepreneuriat québécois. Votre créativité et votre connaissance terrain est, plus que jamais, sollicitée.
Chacun a son rôle à jouer dans la stimulation de la culture entrepreneuriale : la famille, les amis, les parents, l’école, les élus, le gouvernement, les médias, les organismes de soutien, les pourvoyeurs privés de services aux entreprises, les mentors et les entrepreneurs eux-mêmes. Pour stimuler la culture entrepreneuriale au Québec, des actions de sensibilisation et d’information devraient propager les messages suivants.
Les entrepreneurs eux-mêmes ont aussi un rôle à jouer. Qui de mieux placer qu’eux pour vanter les mérites de leur métier, qu’ils exercent avec passion, et les valeurs les caractérisant : la passion, l’indépendance et l’ambition, etc.
Les médias doivent être impliqués et diffuser également des histoires positives d’entrepreneurs à succès. Celles liées aux bandits cravatés, qui sont l’exception bien plus que la règle, entachent la perception des individus relativement aux entrepreneurs, particulièrement quand ceux-ci s’en sortent bien au final !
Outre le message véhiculé, le Québec doit aussi travailler à augmenter les compétences perçues de la population pour se lancer en affaires. À la base, l’interdisciplinarité entre l’enseignement (de tous les ordres) et l’entrepreneuriat est prioritaire, impliquant nécessairement des stratégies et actions transversales des ministères qui en sont responsables.
Ces pistes ne sont certes pas exhaustives. Nous en avons identifié d’autres que nous vous révèlerons dans un prochain billet.
Avant de publier la suite de ce billet, je suis curieuse : et vous, quelles actions prioriseriez-vous pour stimuler l’entrepreneuriat et la culture entrepreneuriale au Québec ?
Marie-Eve Proulx
Directrice, recherche et analyse
Centre de vigie et de recherche sur la culture entrepreneuriale
Fondation de l’entrepreneurship
Billet très sympa à découvrir
Il y a en effet beaucoup de choses Ă faire pour dĂ©velopper l’entrepreneuriat !
Merci beaucoup
Très intéressant ! Merci.
Article très sympa à lire !
Merci beaucoup pour ces informations.
Elsa