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Conjuguer développement, entrepreneuriat et durable

Conjuguer développement, entrepreneuriat et durable

Conjuguer développement, entrepreneuriat et durable, ça veut dire quoi? Le développement durable est un vrai brouhaha qui éveille les sceptiques et réconforte les optimistes. C’est un concept galvaudé au quotidien qui ne laisse personne indifférent; dans les médias, dans les écoles, dans les organisations, dans les gouvernements, dans les petites et grandes entreprises. À bien y regarder, le concept de développement durable n’existe pas, nous l’inventons! 

Éco-conseillère diplômée et passionnée par l’entrepreneuriat, je sais qu’un entrepreneur convaincu et habilité aux dimensions du développement durable est un formidable vecteur d’innovation vers un monde plus responsable.

Pour un entrepreneur, adopter une démarche de développement durable signifie se préoccuper d’un modèle d’affaires (gouvernance, comptabilité, recherche et développement, approvisionnement, logistique, production, marketing, service, etc.) qui soit le plus respectueux des intérêts de la communauté et de l’environnement dans lequel il évolue. Il s’agit là pour tout entrepreneur d’une réelle occasion pour relancer la performance autour de l’économie d’énergie, d’une meilleure gestion des matières résiduelles, de la communication interne et externe, de l’optimisation des processus, etc.

Plus précisément :
Adopter une démarche de développement durable commence par l’intention de faire les choses autrement. Et comment? En mettant en évidence les liens indissociables entre les dimensions économique, environnementale, sociale et éthique des activités de développement.

 graphic_DdurableDans la réalité
La CDEC Rosemont-Petit Patrie, la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse et le SAJE Montréal Métro ont une excellente idée. Durant leur atelier au Rendez-vous 2009 des professionnelles et professionnels montréalais de l’entrepreneuriat en décembre dernier, ils ont présenté un projet d’aide aux PME pour l’adoption des pratiques de développement durable dans la stratégie d’affaires. Chaque entrepreneur profitera donc d’un accompagnement sur mesure pour s’outiller et se former.

Un peu plus loin sur le fleuve, la SADC Manicouagan et la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka vont aussi de l’avant. Ils accompagnent une première cohorte de huit PME dans une démarche d’amélioration continue en développement durable. Opérant dans divers secteurs d’activités, ces entrepreneurs sont de véritables leaders locaux qui en inspirent plus d’un.

J’ose croire au virage du développement durable. La tendance est en tout cas bien tangible, notamment par la mise en place de projets pilotes, politiques, normes, sondages, financement, conseils.

Une définition
Le développement durable, c’est une hypothèse concernant les précautions à prendre et les options à considérer pour qu’un projet, une politique ou une action soient susceptibles d’améliorer les conditions de vie d’un groupe donné tout en préservant les options de développement de la population actuelle et future. (Claude Villeneuve, Directeur de la Chaire de recherche en Éco-conseil)

Un entrepreneur est un individu visionnaire, innovant, créatif et responsable.  C’est quelqu’un qui voit les opportunités que les autres ne voient pas et qui prend le risque de les atteindre. C’est un individu capable de porter l’hypothèse du développement durable et surtout, de la concrétiser.

Un entrepreneur est bien capable de créer une entreprise qui puisse répondre aux besoins légitimes des populations et générer une richesse collective.  Une communauté d’acteurs qui identifie le potentiel entrepreneurial de ses habitants et qui met tout en œuvre pour créer un environnement favorable, s’assure d’une meilleure adaptation aux changements qui s’imposent.

Résolution entrepreneuriale 2010
Notre génération montante d’entrepreneurs s’emballe et je n’ai certainement pas envie de me défiler.  L’année 2010 sera une année pour l’entrepreneuriat durable au Québec. C’est-à-dire, plus de sensibilisation, de formation, d’outils, de financement et d’innovation. D’ailleurs, la Fondation de l’entrepreneurship offre deux ateliers-conférences en développement durable s’adressant à tous les acteurs et les leaders susceptibles de participer activement à dynamiser l’entrepreneuriat dans une localité. Pour plus d’informations sur ces ateliers-conférences, contactez Yann Dubor.

Je suis curieuse de connaître vos initiatives? Quelles sont vos prédictions 2010 pour nos entrepreneurs en matière de développement durable?

9 commentaires pour “Conjuguer dĂ©veloppement, entrepreneuriat et durable”

  1. Jean dit :

    Je suis convaincu que les perspectives pour l’entreprenariat durable sont excellentes. Ne l’oublions pas, les entrepreneurs d’aujourd’hui font partie d’une gĂ©nĂ©ration très sensible aux prĂ©occupations auxquelles le dĂ©veloppement durable cherche Ă  rĂ©pondre. Une fois que la prĂ©occupation est prĂ©sente, il faut seulement que des outils existes, soient accessibles, soient connus et reconnus pour que les gens se les approprient de plus en plus.

  2. Danielle Leboeuf dit :

    La SADC du Haut Saguenay, en collaboration avec plusieurs partenaires, accompagne Ă©galement deux cohortes d’entrepreneurs par an depuis 2008 en les formant Ă  dĂ©velopper des plans d’action en dĂ©veloppement durable comprenant la rĂ©alisation de projets, le positionnement stratĂ©gique et mĂŞme le dĂ©veloppement de marchĂ© international. 2010 verra certainement semblables initiatives se multiplier afin que les entrepreneurs profitent des opportunitĂ©s créées par les crises actuelles et contribuent au changement de paradigme nĂ©cessaire pour rĂ©tablir l’Ă©quilibre indispensable entre les aspects environnementaux, sociaux, Ă©conomiques et Ă©thiques.

  3. k.landry dit :

    bonjour mme grenier , je suis membre du groupement des Chefs d`entreprises et nous avons recu hier une étude sur le même sujet :les avantages et la nécessité d`intégrer le DD dans nos entreprises québécoises.
    on voit bien que ce sujet est d`actualité et que les décideurs
    deviennent de plus en plus conscients de l`importance de s`ajuster aux nouvelles réalités qui nous entourent afin de conserver un certain équilibre entre notre bien être et celui des «générations futures »

    félicitations mme Grenier pour votre article et j`aimerais bien lire encore votre opinion sur le sujet. K.L.

  4. Francesco Di Castri, grand penseur du dĂ©veloppement des communautĂ©s s’il en est un, disait entre autres que le nombre et le dynamisme des PMEs dans une communautĂ© est un indicateur très pertinent pour mesurer la capacitĂ© Ă  se renouveler et l’«empowerment» ou si on prĂ©fère la bien mauvaise traduction française l’«autonomisation» de cette communautĂ©.

    Si la capacitĂ© Ă  crĂ©er des projets et des entreprises pour les rĂ©aliser, Ă  gĂ©nĂ©rer des idĂ©es et les concrĂ©tiser est un facteur dynamique pour une sociĂ©tĂ© et une culture, je suis convaincu, pour reprendre les termes du texte, que le dĂ©veloppement, l’entrepreneuriat et le durable ne sont pas intimement liĂ©s, ils sont interdĂ©pendants.

  5. Vincent Carrier dit :

    Étant un jeune entrepreneur qui vient de démarrer une compagnie de consultation, je me sens directement concerné par ce billet. Sentant la pression du marché, moi et mes associés avons décidé d’incorporer le développement durable dans nos services à partir de 2010.

    Selon notre perception, quiconque qui n’opte pas pour une vision en développement durable dans les prochaines années, démarrera par le fait même le compte à rebours sonnant la fin de son entreprise.

    Un jour ou l’autre, les PME du Québec auront à faire face à ce nouveau paradigme. Les entreprises qui seront en avant plan seront celles qui deviendront les meilleures entreprises. Alors, que les autres devront adopter un style de gestion de survivance.

    Avec une possibilité de reprise économique en 2010, les décisionnaires en entreprise devront revoir leur stratégie d’affaire. Sans contredis, les notions de développement durable devront faire parties de leur vision.

  6. Dany Fortin dit :

    En 2010, je souhaite que les leaders et entrepreneurs fassent une plus grande distinction entre système de gestion environnementale et dĂ©veloppement durable. Pour ĂŞtre rĂ©ellement avant-gardiste, entrepreneurs et intrapreneurs se doivent dĂ©sormais d’initier tout nouveau projets dans une dĂ©marche de dĂ©veloppement durable.

    Le gouvernement provincial va déjà dans cette direction avec la loi sur le développement durable. http://www.mddep.gouv.qc.ca/developpement/voie.htm

    Ce qui permettra peut-être au Québec de se démarquer en Amérique du Nord. Il y a cependant une condition essentielle: les leaders du Québec INC doivent emboîter le pas eux aussi.

    Dany Fortin
    Gestionnaire de projets

  7. Julie Potvin-Lajoie dit :

    J’ose aussi croire Ă  une volontĂ© de « faire autrement » de la part de nos entrepreneurs quĂ©bĂ©cois.

    Je crois que la recette gagnante demande une harmonisation de plusieurs ingrĂ©dients mais celui qui retient le plus mon attention est l’accompagnement. On ne peut certes pas miner l’importance cruciale que l’accompganement dĂ©tient auprès des PME attirĂ©es par la tournure vers le DD.

    De plus, avec la Loi quĂ©bĂ©coise sur le DĂ©veloppement durable, le mouvement entreprenarial vers le DD arrive juste Ă  point pour que les deux secteurs (fonction publique et PME) puissent apprendre des bons comme des mauvais coups de l’autre.

    Il faut continuer d’y croire, continuer d’y travailler surtout. Il existe une quantitĂ© impressionnante de professionnels du DD dans notre beau QuĂ©bec florissant qui certes, pourront contribuer Ă  cet accompagnement, si crucial soit-il, en y donnant leur teinte, leur idĂ©es, les leurs, mais aussi partagĂ©es de d’autres…

    Julie Potvin-Lajoie
    éco-conseillère

  8. Jessica Grenier dit :

    Je suis ravie de lire des commentaires aussi pertinents. Vous savez quoi… je m’intéresse franchement à cette initiative du Groupement des Chefs- une synthèse en ligne sur le développement durable. Le contenu est intéressant, mais mon attention est plutôt sur la curiosité qui règne actuellement dans l’esprit de la génération des chefs.

    Issue d’un milieu familial carrément entrepreneurial, je peux vous affirmer que la question du développement durable n’enflammait pas nos discussions autour de la table ! Bien au contraire, il y a quelques années, j’étais un vrai « mouton noir » ! Conjuguer développement, affaires, durable, « autonomisation », dynamisme et performance…. n’était pas nécessaire. Aujourd’hui, c’est bien différent.

    Il faut savoir parler à nos chefs d’entreprises ! Et vous le dites très bien, il faut rendre les outils et les ressources accessibles. Pour un « baby-boomer » propriétaire d’une entreprise, l’équation se fait difficilement. J’ai une histoire à raconter et je cogite un prochain billet sur le sujet.

  9. Alain Fiset, conseiller stratĂ©gique dit :

    La gestion responsable et durable est non seulement d’actualitĂ©, mais très certainement nĂ©cessaire Ă  la survie de nos entreprises. Ainsi, sans le respect de nos employĂ©s, de notre approvisionnement, de nos clients et sans une vision rĂ©aliste Ă  moyen et long terme, nul ne passera au travers!
    En conclusion, maximiser l’avoir des actionnaires veut aussi dire maximiser la survie de l’environnement dans lequel l’organisation Ă©value!

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