Avouons-le, il faut vraiment habiter dans une tour d’ivoire pour ne pas avoir entendu parler du Web 2.0, des médias sociaux ou d’une ou l’autre de ses composantes : les Facebook, Twitter, LinkedIn et You Tube de ce monde.
Rassurez-vous.
Si vous êtes sur ce blogue, c’est que vous n’être pas si « out » que ça.
Blague à part, il est vrai que ces derniers mois, les médias sociaux ont connu un essor notable. Lorsqu’on est en affaires ou simplement très occupé, il est légitime de se demander ce que ça peut réellement rapporter. Entre divertissement, perte de temps et utilité réelle, les perceptions divergent et les questions demeurent – surtout dans les milieux plus traditionnels : qui a le temps d’être là -dessus? Comment vais-je mesurer les retombées? Combien de temps devrai-je investir?
Si vous êtes entrepreneur et que vous vous demandez si vous devez « embarquer » dans la vague, voici 5 bonnes raisons d’utiliser les médias sociaux :
Que ce soit pour vous à titre de P.D.G. ou pour votre entreprise, être présent et actif en ligne est maintenant la norme. Vous avez probablement déjà un site internet, mais il est important que celui-ci soit attrayant, bien référencé, qu’il utilise des technologies « modernes » et que son contenu soit continuellement mis à jour. De nos jours, si quelqu’un cherche un produit, un service ou une entreprise, il tape directement son nom sur Google et il veut y trouver plus que votre numéro de téléphone. Fini le bottin papier des Pages Jaunes. En complément, les médias sociaux contribuent à étoffer cette identité numérique et vous fournissent des tribunes extérieures à votre propre site Web. Outre les réseaux sociaux traditionnels, considérez ceux « de niche », comme Agent Solo, une vitrine québécoise pour les travailleurs autonomes et les entreprises de services.
Il existe plusieurs outils qui vous permettent de recenser ce qui se dit sur vous en ligne (billets de blogues, publications sur Twitter, etc.) – une bonne façon de savoir qui aime vos produits et pourquoi ou, à l’inverse, ce qui ne fonctionne pas. Le Web 2.0 vous permet aussi d’interagir avec vos clients actuels et potentiels et de leur faire vivre une « expérience client » au même titre que lorsqu’ils vous téléphonent ou entrent dans vos bureaux. Facebook et Twitter, des réseaux qui peuvent être perçus comme plus personnels que professionnels, deviennent alors de puissants outils de service à la clientèle – pourvu qu’on soit à l’affût de ce qui s’y dit et qu’on réponde rapidement en cas de problème.
Que vous soyez une nouvelle entreprise ou un « vieux de la vieille », être présent en ligne et participer aux conversations sur votre domaine d’activité vous permet d’asseoir votre crédibilité et votre expertise. Les gens se souviendront de vous le jour où ils auront besoin de ce que vous offrez. Vous serez également plus accessible et ils vous poseront même directement des questions – avant même de sortir les Pages Jaunes ou d’aller sur Google. Si vos réponses démontrent votre professionnalisme et inspirent confiance, vous deviendrez leur référence – peu importe votre expérience ou l’allure de vos bureaux.
Si vous êtes issu d’un milieu plus traditionnel et que vos compétiteurs n’utilisent pas les médias sociaux, c’est peut-être une bonne raison de plonger, justement. Les médias sociaux pourraient vous permettre de vous faire connaître auprès de nouveaux marchés, et ce, même au-delà des frontières. Le Web est réellement global et si votre entreprise a des visées internationales, le 2.0 pourrait vous faire économiser coûts, temps et déplacements. Mais attention aux attentes irréalistes. Vous bouclerez peu de ventes et signerez rarement de gros contrats par l’entremise des médias sociaux. C’est vrai qu’il y a des parties de la business qu’on ne « virtualise » pas. Ou pas encore.
Comme le dit leur nom, ces réseaux sont d’abord et avant tout des outils de réseautage, à l’image d’un 5 à 7. Certes, vous tisserez des liens avec des clients actuels et potentiels, mais aussi avec d’autres gens d’affaires, des gens issus d’autres domaines et des influenceurs. Cela peut être drôlement intéressant pour un entrepreneur qui travaille à construire sa notoriété. Avec les réseaux sociaux, le 5 à 7 se déplace dans votre bureau et votre entreprise a maintenant une « voix » pour parler aux acheteurs. Et, croyez-le ou non, il est possible de gérer tout ça en 10 minutes par jour – top chrono.
Toutes les entreprises devraient être présentes en ligne, mais pas nécessairement sur tous les réseaux sociaux. Tout dépend de vos objectifs de communication, de vos publics cibles et d’où ils se trouvent. Pour certains, ce sera Facebook, pour d’autres, les blogues spécialisés. Cela dépend aussi de la phase dans laquelle se trouve votre entreprise et de vos priorités stratégiques.
Souvenez-vous que les réseaux sociaux sont des outils de communication, de marketing, de promotion, de veille et de service à la clientèle. Comme le dit Mario Asselin dans cet excellent article de Capital Québec, « Il ne suffit pas d’embarquer dans la vague parce que cela fait tendance. Chaque action doit faire partie d’une stratégie. » Suivez des formations, demandez à des experts et engagez des professionnels des communications et du marketing qui s’y connaissent et qui choisiront les bons moyens pour atteindre vos objectifs.
En ce sens, je vous invite à en lire plus sur la notion de « inbound mktg » (blogue en anglais), laquelle devient monnaie courante et oriente désormais les stratégies marketing ainsi que la constitution des équipes comm/marketing. Cette philosophie contamine même le développement de produit puisqu’elle accélère, facilite et réduit dramatiquement les coûts reliés aux tests de marché/produits.
Facebook : rassembler
LinkedIn: recruter
Twitter : observer/converser
You Tube : démontrer (une technologie complexe, par exemple)
Bonjour Julie,
Très intéresssant comme article.
Merci pour les bons conseils, car nous travaillons actuellement sur ce sujet.
Avec un peu de retard, je me permet tout de mĂŞme de commenter cet excellent article. En quelques paragraphes, vous prĂ©sentez les principales pistes pour bien entreprendre le virage 2.0. C’est un sujet qui m’interpelle, que j’aborde aussi rĂ©gulièrement dans mes ouvrages, et que je «prĂŞche» aussi souvent que possible durant mes sessions de formation.
J’aime particulièrement votre dernier paragraphe, et j’abonde dans le mĂŞme sens que Mario Asselin ; ça doit s’inscrire dans une stratĂ©gie globale, et il n’est pas nĂ©cessaire d’ĂŞtre partout Ă la fois pour tirer profit des mĂ©dias sociaux. Cependant, nous devons mettre l’accent sur les avantages que les entreprises, les organismes, et les professionnels de tous les secteurs, peuvent en tirer. Ce n’est pas tant de savoir s’ils doivent prendre le virage que de savoir comment, et de comprendre pourquoi…
C’est cette approche que je propose aussi lorsque j’accompagne (formation et coaching) les entrepreneurs dans leur dĂ©marche Web 2.0.
Heureux de constater que de plus en plus d’observateurs de la culture numĂ©rique partage cette vision.
P.S. Comment peut-on s’abonner? J’aimerais suivre vos billets.
Raymond Morin
Formateur en médias sociaux
Auteur du livre «Comment entreprendre le virage 2.0»
Bonjour Monsieur Morin,
Merci beaucoup pour votre commentaire.
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bel article et fort intéressant, merci
Article très intĂ©ressant ! J’Ă©cris aussi des articles sur le sujet : http://www.1site1clic.com/fr/vous-avez-dit-inbound-marketing/
http://www.1site1clic.com/fr/5-raisons-dutiliser-les-medias-sociaux/